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Roumanie – La prévention de l’abandon/ garder les enfants dans leurs familles/ le réseau des assistantes maternelles

Le développement de services de soutien aux familles :

La Roumanie reconnait officiellement lors de ses réformes de fond en 1997, que la place d’un enfant est avant tout dans une famille. Lors de ces réformes, sous l’impulsion de SERA, la loi de Ceausescu qui instituait l’abandon est abolie. SERA contribue alors à la création des 17 premières Directions Départementales pour la Protection de l’Enfant.

Beaucoup d’abandons d’enfants sont liés à la pauvreté et les difficultés sociales qui en découlent. SERA encourage les réformes qui promeuvent le soutien social aux familles en difficulté par les mairies, et permet à certaines familles de recevoir une aide financière leur évitant de placer leurs enfants.
 

> SERA a contribué à la mise en place de plus de 40 services d’aide sociale dans les mairies du pays. Parfois un ramassage en minibus vers un centre de jour peut aider une famille à garder son enfant handicapé en son sein, tout comme une aide financière ponctuelle. SERA peut aussi financer une opération ou un suivi médical pour un enfant de famille défavorisée.

> SERA est à l’origine du premier centre de jour en Roumanie, et plus de 10 ont été créés à ce jour. Ces centres accueillent les enfants handicapés des institutions et ceux de la communauté, pour des activités de récupération physique et psychologique et des activités occupationnelles adaptées. Ils sont un moyen efficace pour prévenir l’abandon, en permettant le développement des enfants mais aussi un relais de jour pour les familles.

Le développement du réseau d’assistantes maternelles :

Une alternative à l’institution pour les enfants qui ne peuvent rester dans leur propre famille est le placement chez une assistante maternelle, où l’enfant intègre une famille d’accueil pour une durée plus ou moins longue. Certaines familles prennent un enfant handicapé, ou plusieurs enfants.

En 1997, le gouvernement roumain ferme les « leagan », ces pouponnières pour enfants de 0 à 3 ans, et interdit le placement de ces enfants en institutions. Pour les bébés ou jeunes enfants qui ne peuvent vivre dans leurs familles, les assistantes maternelles deviennent la première alternative. On compte aujourd’hui plus de 18 000 assistantes maternelles en Roumanie, mais leur nombre est encore insuffisant pour subvenir aux besoins, surtout dernièrement avec le gel des budgets des Directions Départementales de l’Action Sociale et de la Protection de l’Enfant avec la crise. Dans certains départements des licenciements d’assistantes maternelles ont eu lieu, alors que les besoins restent importants.
 

> Nouvelle profession dans le pays depuis 1997, SERA a contribué à la formation de plus de 800 assistantes maternelles. C’est un progrès net par rapport à la vie en orphelinat. Cependant les limites sont le développement rapide de la profession et parfois le manque de suivi social de ces familles, ainsi que les limites de l’attachement liées au fait que la situation est provisoire et la famille rémunérée.


© Thomas Coëx / AFP - Maria, 4 ans, et son assistante maternelle Luana, qui souhaite désormais adopter l’enfant - Département d’Arges.
 

Fiche projet

Photo : © Thomas Coëx / AFP

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