Réintégration des enfants dans leurs familles :
La particularité de la situation en Roumanie est que beaucoup d’enfants qui sont à plus ou moins long terme dans les orphelinats ont en fait une famille. Le gouvernement s’est employé dès 1997, avec les réformes du système, à faire de la fermeture des orphelinats pour enfants scolarisés une priorité absolue, en réintégrant, parfois avec très peu ou pas d’assistance sociale, les enfants dans leur famille, proche ou éloignée.
Ce travail de réintégration, tout à fait honorable sur le papier, a fait d’importants dommages à certains enfants réintégrés trop rapidement dans des familles qui n’en voulaient pas ou ne pouvaient pas s’en occuper.
En 2004, sur le total du nombre d’enfants qui font l’objet de mesures de protection, seuls 15% ont retrouvé leur famille biologique ou ont été accueillis par leur famille élargie (grands-parents, oncles, tantes,…)
> SERA œuvre à la formation d’assistants sociaux et à la mise en place de procédures de soutien social pour les familles en difficulté, surtout dans le cadre de la réintégration.

© Thomas Coëx / AFP - Alexandra, 9 ans, souffre d’une tétraparésie. Elle reçoit la visite de sa grand-mère une fois par mois qui n’a pas les conditions matérielles pour l’accueillir.
Le développement des maisons de type familial :
Certains enfants ne peuvent ni réintégrer leur famille ni vivre en famille d’accueil. Pour ces enfants, souvent gravement handicapés, l’alternative à l’orphelinat la plus proche de la vie en famille est la maison de type familial. Il s’agit de petites structures de 10-12 enfants, répartis dans des dortoirs de 3-4 enfants maximum. Du personnel compétent se relaie 24h/24 pour s’occuper des enfants : aides-soignantes, assistantes médicales, kinés, éducateurs…
> On compte plus de 250 maisons de type familial aujourd’hui en Roumanie et SERA en a financé ou cofinancé 36 depuis 2003.
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