14 septembre 2017

Après le passage de l’ouragan Irma, Cuba a besoin d’une aide internationale

L’ouragan Irma a causé de nombreux dommages sur l’ensemble de l’île. Richard Parterson, directeur de notre bureau à Cuba, explique les priorités de l’aide d’urgence. Il commente également la longue reconstruction que devra entreprendre la population : « Cuba aura besoin de l'aide internationale pour s'en sortir. » 

L'association humanitaire CARE apporte une aide d'urgence à Cuba
© 2017 / CARE

Des dommages matériels importants

L’ouragan Irma a frappé Cuba de plein fouet. C’est l'ouragan le plus puissant dont l'œil ait frappé directement l'île depuis 1932. Et l’ampleur des dommages est considérable : 13 des 15 provinces du pays ont été touchées, selon le Conseil national de la défense civile.

L’évaluation précise des dommages est encore en cours, du fait des difficultés d’accès à certaines régions : zones inondées, infrastructures détruites. Si le nombre de morts devrait être limité grâce à l'efficacité du système de prévention et d’évacuation mis en place par le gouvernement, les dommages matériels restent importants.

 « Beaucoup de personnes ont tout perdu. On sait que beaucoup de maisons ont été ravagées, des récoltes ont été détruites. Cuba aura besoin de l'aide internationale pour s'en sortir », commente Richard Paterson, directeur de CARE à Cuba.

Les priorités de l’urgence : nourriture, eau et hygiène

Le plus important dans l'immédiat est d’apporter de la nourriture et de l’eau potable aux victimes de l’ouragan Irma. 

Il faut aussi garantir un accès à des équipements sanitaires et d’hygiène pour éviter tout risque d'épidémie. Nos équipes locales vont rapidement mettre en place des accès à l’eau et l’assainissement. 

CARE va également distribuer des biens de première nécessité (couvertures, bâches, etc.) aux personnes qui ont perdu leur maison. 

La reconstruction nécessitera un an, voire plus

Dans un second temps, le gouvernement et les ONG s’atteleront à la reconstruction.

« Il faut faire venir du matériel depuis l’étranger pour reconstruire les toits, car la production locale n’est pas suffisante. Ce qui prend du temps. Puis il s’agira de renforcer les infrastructures et les bâtiments. Ils étaient déjà en mauvais état, mais avec l’eau dont ils ont été gorgés, ils vont encore se détériorer, avec un risque d’effondrements », explique Richard Paterson.

La reconstruction nécessitera un an, voire plus, selon nos équipes. Le rétablissement des lignes électriques pourrait déjà prendre un mois dans certaines zones.

« Ça sera long avant que Cuba se remette d’une telle catastrophe. Et la saison des ouragans n'est pas terminée et il y a un grand risque que cela se reproduise avant la fin de l’année. Nous devons rester vigilants et agir rapidement », déclare Richard Paterson.

CARE dans les médias

Le directeur de notre bureau à Cuba témoigne dans les médias :

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