1 femme sur 3 est victime de violence au cours de sa vie. Le 25 novembre, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, CARE France lance une campagne de mobilisation afin d'alerter sur l'ampleur et les nombreuses formes que prennent ces violences.

Il faut briser les tabous qui entourent les violences contre les femmes

CARE France lance une campagne mettant en contraste le respect et la liberté de choix qui devraient être garantis à chacune et la réalité des violences que subissent bien trop de petites filles et de femmes à travers le monde : violences physiques ou sexuelles, crimes d'honneur, mariages forcés, mutilations génitales, exploitation sexuelle, etc.

Alors que l'OMS vient de déclarer que les efforts déployés contre les violences sont encore largement insuffisants, CARE se mobilise au long des 16 jours d'activisme du 25 novembre au 10 décembre. Chacun est invité à partager largement la série de six infographies produites par CARE France, assorties du hashtag #ViolencesFaitesAuxFemmes, afin de sensibiliser le plus grand nombre, à l'aide de jeux de mots et de chiffres clés.

« Ne rien faire équivaut à se taire et à cautionner ce fléau. Chacun doit se mobiliser, des individus aux institutions », déclare Philippe Lévêque, directeur de CARE France.

Les violences contre les femmes sont l'une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde et pourtant les moins reconnues.

Selon la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour les femmes entre 15 et 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

Aujourd'hui encore :

  • 1 femme sur 3 est victime de violences au cours de sa vie (coups, viol, abus), soit 1 milliard de femmes à travers le monde.
  • 1 fille mineure est mariée de force toutes les 2 secondes, soit plus de 40 000 par jour.
  • Plus d'1 pays sur 2 ne condamne pas le viol conjugal, soit 127 pays au total.
  • Près de 5 000 femmes sont victimes de crimes d'honneur chaque année.
  • 1,36 millions de filles et de femmes sont victimes d'exploitation sexuelle dans le monde.
  • Plus de 125 millions de filles et de femmes vivent avec les séquelles de mutilations génitales.

Les violences faites aux femmes ne comprennent pas seulement les insultes ou les coups, elles signifient également des droits dénigrés, des opportunités limitées et des voix réduites au silence.

L'impact humain et économique des violences faites aux femmes est considérable.

Selon l'OMS, elles compromettent l'atteinte des objectifs mondiaux d'éradication de la pauvreté.

Au Bangladesh, une étude menée par CARE a démontré que le coût de la violence domestique était égal à 2,2 % du PIB national de 2010 ou l'équivalent de 12,7% des dépenses budgétaires du gouvernement.

« La négation des droits des femmes et le dénigrement de leur place dans la société sont les causes sous-jacentes des violences contre les femmes. Il est indispensable de faire progresser les normes sociales liées au genre, de promouvoir l'égalité et le respect entre les hommes et les femmes », conclut Philippe Lévêque.

L'action de CARE :

CARE conduit des programmes d'autonomisation et de défense des droits des femmes dans près de 72 pays. Découvrez ci-dessous quelques exemples de nos actions de lutte contre les violences :

Changer les normes sociales qui tolèrent les violences faites aux femmes et soutenir les victimes par le biais de services de santé et juridique de qualité

Soutenir un dialogue au sein des couples
Mettre fin aux mutilations génitales
Soutenir des politiques publiques de lutte contre les violences
Mettre fin aux mariages forcés
Apporter un soutien médical et juridique
Soutenir les femmes au Soudan du Sud

Répondre aux violences faites aux femmes dans les zones de conflit

Répondre aux violences faites aux femmes en RDC
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