Tchad

Tchad : renforcement de la résilience des ménages les plus vulnérables touchés par la crise dans la région du lac Tchad

Fiche projet

Début : mars 2016
Fin : mars 2017
Localisation : bassin du lac Tchad
Budget : 115 000 €
Financé par : Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères
Bénéficiaires : 750 ménages dont des ménages déplacés ou retournés, très pauvres et pauvres, ainsi que ménages hôtes touchés par la crise dans la zone (soit 3 750 personnes).

Le Tchad est classé 185e sur 188 pays, avec un indice de développement humain de 0,392 (PNUD, 2015). Plus de 64 % de la population vit avec moins de 1,25 US$ par jour et par personne. La région du bassin du lac Tchad est une des zones le plus vulnérables du pays, surtout depuis la crise survenue au Nigeria en 2013. La situation est devenue plus difficile début 2015 à cause des actes terroristes perpétrés Boko Haram.

Contexte :

Tout le Tchad, en particulier sa zone sahélienne, est confronté à des chocs climatiques et environnementaux récurrents (inondations, sécheresses, etc.) qui accentuent la vulnérabilité de sa population. Ces chocs surviennent dans un environnement fortement fragilisé par la désertification, la déforestation, une croissance démographique accrue qui met une pression importante sur les ressources telles que la terre et sur les services sociaux et économiques en place. S’ajoutent les difficultés liées aux déplacements de populations dues aux conflits en cours dans les pays voisins du Tchad.

Située à une frontière commune avec le Niger, le Nigeria et le Cameroun, cette région a toujours été l’une des plus vulnérables du pays. Depuis 2013, cette zone est le théâtre d’une crise majeure, avec l’afflux de réfugiés nigérians et de retournés tchadiens qui fuient les attaques répétées et les exactions commises par Boko Haram. Depuis début 2015, la présence de Boko Haram s’est étendue sur les territoires tchadien et nigérien, en provoquant un déplacement massif de populations réfugiées, retournées et déplacées internes. Ce déplacement interne a été accentué depuis juillet 2015 par la décision des autorités tchadiennes de délocaliser les populations d’une soixantaine d’îles vers la terre ferme autour de Bol et de Bagasola et de déclarer ces îles comme zones de combat.

Objectifs :

Objectif général : Accroître l’autosuffisance alimentaire et économique des ménages affectés par la crise dans la région du lac Tchad.

Objectif spécifique : Renforcer les capacités productives des familles hôtes et déplacées les plus vulnérables affectées par la crise.

Activités :

Accroître durablement la production agricole pour 500 ménages :

  • Développement du plaidoyer en faveur de l’accès aux terres pour les plus vulnérables.
  • Organisation des bénéficiaires en groupements maraîchers.
  • Formation des ménages bénéficiaires à l’agriculture de contre-saison.
  • Distribution d’intrants agricoles pour les cultures.

Accroître durablement la production animale pour 500 ménages :

  • Organisation de foires aux petits ruminants pour 250 ménages pauvres et très pauvres tenus par des femmes cheffes de ménage.
  • Formation aux techniques d’élevage, de collecte et de conservation des pâturages naturels.
  • Organisation de campagnes de vaccination et de déparasitage pour les petits ruminants.
  • Organisation de comités villageois pour le suivi de passation après la première mise bas à au moins 200 bénéficiaires.