Grèce

Grèce : aide multisectorielle d’urgence aux réfugiés à Athènes

Fiche projet

Début : juin 2016
Fin : mars 2017
Localisation : Athènes
Budget : 133 662, 49 €
Financé par : ministère des Affaires étrangères – Centre de crise et de soutien ; BNP / BNP Paribas
Bénéficiaires : 350 personnes réfugiées (110 personnes seules et 41 familles) avec un accent mis sur les femmes et les enfants.

Suite à une conjonction de décisions politiques, en juillet 2016, plus de 57 000 réfugiés se sont retrouvés bloqués en Grèce et répartis dans 48 sites, formels ou informels, dans lesquels les conditions de vie sont très difficiles. Ce projet à pour but d'améliorer le quotidien des personnes dans ces camps.

Contexte :

Le 8 mars 2016, la fermeture de la frontière entre la Grèce et la Macédoine puis l’accord entre l’Union européenne et la Turquie ont rapidement changé le paysage humanitaire en Grèce. Les réfugiés ont brusquement été bloqués dans des campements informels urbains ou des campements officiels à travers le pays.

CARE a constaté, lors d’une évaluation des besoins réalisée en avril 2016, que les services d’aide humanitaire y sont souvent insuffisants ; il y a notamment un manque dans les services d’eau, d’hygiène et d’assainissement, de nourriture et d’articles non-alimentaires de base. Dans la plupart des campements, la question du genre est rarement prise en compte : en effet, les services mis en place ne sont pas adaptés aux besoins spécifiques des femmes et des filles, par ailleurs exposées à des risques considérables liés au manque de protection contre les violences.

Du fait des conditions de vie déplorables dans les camps, environ 3 à 4 000 réfugiés ont été transférés à Athènes et la majorité d’entre eux est actuellement installée dans un des 10 campements informels (informal settlements) appelés « squats ». Dans ces campements, les volontaires distribuent de la nourriture qui a été donnée par des personnes grecques solidaires et/ou par des commerçants locaux. Du fait de la durée de séjour des réfugiés dans ces campements, il est devenu de plus en plus difficile pour les volontaires de collecter des produits alimentaires de base. Ainsi, la quantité et la qualité de la nourriture ont fortement diminué.

Cette situation dramatique s’ajoute à une situation économique et financière déjà tendue. Les autorités grecques manquent de ressources et de matériel pour intervenir auprès d’une population de plus de 50 000 réfugiés.

Objectif :

Garantir l’accès suffisant à une alimentation nutritive, qui correspond aux préférences alimentaires d’au moins 350 personnes réfugiées en Athènes, tout en répondant à leurs besoins immédiats en articles non-alimentaires.

Activités :

Distributions d’argent à 350 personnes parmi les réfugiés les plus vulnérables. Le montant qui sera reçu par famille ou personne seule est aligné avec les exigences du groupe de travail sur les transferts monétaires (CWG). Cette mesure garantit une cohérence d'action au sein de l'ensemble des intervenants humanitaires, tout en minimisant les risques de tensions qui pourraient surgir si une injustice ou une inégalité de traitement était perçue parmi les réfugiés. Chaque mois, sur une période de trois mois, 350 réfugiés vivant dans deux campements informels seront soutenus par CARE. L’utilisation d’argent permet une approche flexible lorsqu’il s’agit de répondre aux besoins vitaux et spécifiques, puisque les familles peuvent choisir entre des denrées alimentaires et des articles non-alimentaires, selon leurs besoins.