CARE et les femmes

Le rôle des femmes au sein de la famille, des communautés et du développement d'un pays n'est plus à démontrer. Participantes, leaders d'alternatives innovantes, elles ne cessent de démontrer leur force, leur bon sens et leur courage dès qu'il s'agit de lutter contre l'injustice ou la pauvreté.

Les femmes, les plus exposées à la pauvreté

Les femmes jouent un rôle capital dans l'amélioration des conditions de vie des communautés les plus pauvres.

Sur tous les continents, les femmes sont les plus exposées à la pauvreté, à la maladie et aux discriminations. Pour elles, la pauvreté ne signifie pas seulement le manque et le besoin mais également des droits bafoués, des opportunités limitées et des voix réduites au silence.

Dans la plupart des pays qui ont ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, des lois sexistes régissent toujours le mariage, la propriété et l'héritage.

CARE et l'autonomisation des femmes

Les programmes de CARE cherchent à promouvoir l'« empowerment » des femmes.

Ce terme comprend :

  • le renforcement de la confiance en soi par le développement des connaissances
  • et des compétences et l'accès accru aux ressources économiques.

Ces deux actions permettent l'élargissement des choix sociaux et économiques des femmes. CARE contribue à l'émancipation et l'autonomisation des femmes en les rendant actrices de ce changement.

CARE cherche à rééquilibrer les relations entre les femmes et les hommes. C'est un engagement ferme en faveur du respect des droits des femmes.

L'évolution de la perception du rôle des femmes au niveau des communautés et des institutions est en effet un facteur préalable indispensable à l'« empowerment » des femmes.
Dans cet effort d'améliorer la position sociale des femmes, les hommes sont des acteurs incontournables. Au sein des sociétés patriarcales, les règles sociales enferment les hommes dans un cadre rigide de comportements.

CARE prend le contrepied de ces représentations en impliquant les hommes et les garçons en tant que partenaires égaux des femmes et des filles. CARE inclus, par exemple, les hommes à ses programmes de santé reproductive afin de lutter contre les stéréotypes.

Les femmes, actrices incontournables du développement

L'« empowerment » des femmes et des filles est un outil incontournable pour réduire la pauvreté et favoriser le développement économique.

Les bénéfices de l'« empowerment » des femmes s'étendent à toute leur communauté.

Les indicateurs mondiaux indiquent, en effet, que la population des sociétés plus équitables est, en moyenne, plus riche, en meilleure santé et mieux éduquée que celle des pays où les femmes sont marginalisées.

Témoignage de Rina, Bangladesh.

Prséidente du groupe EKATA (Empowerment, Knowledge and Transformative Action)

« Il y a cinq ans, je ne pouvais pas sortir de chez moi sans être accompagnée par un homme de la famille. Aujourd'hui, je dirige un groupe local de femmes créé par CARE. Ces femmes connaissent désormais leurs droits et n'hésitent plus à les revendiquer. Ensemble, nous avons ainsi empêché plusieurs mariages précoces. Nos actions sont variées : de l'éducation des enfants à la création d'un groupe d'épargne pour les femmes en passant par l'accès aux services gouvernementaux tels que la vaccination ou l'obtention des cartes d'identité nationale afin de pouvoir voter. Avant, nous devions passer par les hommes pour présenter nos requêtes au gouvernement local. À présent, nous parlons directement avec le gouvernement local et les prestataires de services. Toutes nos actions ont changé la vision de notre communauté sur les femmes. Nos maris manifestent désormais plus de respect.»

EKATA (Empowerment, Knowledge and Transformative Action, soit Autonomisation, Connaissance et Action transformatrice) est un groupe de 20 femmes mis en place par CARE. Bien que l'implication de CARE ait pris fin il y a plus d'un an, les femmes ont continué les activités du groupe pour améliorer leurs propres conditions de vie, mais aussi celles de toute la communauté.

Extrait du rapport annuel de CARE France 2012

Quelques réalités à prendre en considération*

LES ENJEUX LES SOLUTIONS
  • 2/3 des 775 millions d'adultes analphabètes dans le monde sont des femmes.
  • 1 fille sur 5 qui entre à l'école primaire ne va pas jusqu'au bout de sa scolarité.

Chaque année passée à l'école pour une fille lui permet d'augmenter les revenus de sa famille jusqu'à 20%. 

  • Les femmes et les filles représentent 70 % du 1,3 milliard de personnes qui vivent avec moins de 1,25$ par jour.
  • Les femmes sont à l'origine des 2/3 des heures travaillées dans le monde. Elles gagnent 10% des revenus mondiaux et sont propriétaires de seulement 1% des terres dans le monde.

Lorsque les femmes gagnent de l'argent, elles en réinvestissent 90% dans leur famille. 

  • 1 fille sur 7 (soit plus de 60 millions de filles) est mariée avant ses 15 ans dans les pays en voie de développement.
  • Le risque de décès pendant la grossesse ou en couches pour les filles de moins de 15 ans est 5 fois plus élevé que pour les femmes de 20 ans ou plus.

Les filles qui continuent d'aller à l'école pendant 7 ans d'enseignement dans les pays en voie de développement se marieront 4 ans plus tard.

Elles auront en moyenne 2,2 enfants de moins qu'une femme sans éducation.

Les femmes ne constituent que 18,9% des législateurs mondiaux

Les pays où plus de 30 % des sièges des organismes politiques sont occupés par des femmes sont plus ouverts, plus égalitaires et plus démocratiques.

* Sources : Nations-Unies, Banque Mondiale, UNESCO, OMS, FAO 

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CARE : Laury-Anne Bellessa
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