06 juin 2001

Une Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU se tient à New York du 6 au 8 juin, pour examiner et évaluer la mise en œuvre du Programme pour l’Habitat dans le monde.

Tous les États membres des Nations Unies sont invités à y participer. Parmi les ONG associées à ces travaux, Care s’est intéressé au chapitre concernant la gouvernance, et particulièrement le renforcement des autorités locales, la participation populaire et l’engagement civique dans les villes.

À ce titre, Care a présenté un rapport intitulé « Comment pouvons-nous demander quelque chose, alors que même les chiens aboient contre nous ? ». Cette formulation reprend le témoignage découragé d’une habitante d’un taudis de Delhi. Comme d’autres, elle a participé à l’étude menée par Care dans 6 villes : Cape Town en Afrique du Sud, Cochabamba en Bolivie, Delhi en Inde, Dhaka au Bangladesh, Lima au Pérou et Lusaka en Zambie. Le rapport avait pour objectif de déterminer le statut de la participation aux prises de décisions locales et de trouver comment les politiques, les règles et régulations affectent les communautés les plus vulnérables.

Le résultat est éclairant : en dépit de l’accord largement répandu sur les principes internationaux de la démocratie urbaine, malgré l’inscription du droit à la participation dans les législations nationales et les accords internationaux, bien que 171 gouvernements, signataires, lors de la Conférence internationale d’Istanbul en 1996, de la partie C du Programme pour l’Habitat, se soient engagés à accroître la participation, les habitants les plus pauvres des villes sont toujours exclus de la prise de décision.

C’est pourquoi Care s’adresse aux délégués de la Session extraordinaire, avec le message suivant :

  •  même dans les pays où la législation encourage la participation, très peu de communautés pauvres peuvent en bénéficier pour améliorer leur environnement et leurs conditions de vie.
  • les obstacles se situent dans la faiblesse des moyens, la limite des budgets et des attitudes rigides et discriminatoires.

Le rapport de Care met au défi les gouvernements nationaux et locaux de reconnaître le rôle économique et social joué par les communautés pauvres et de trouver des moyens pratiques et constructifs pour les impliquer dans le gouvernement de la cité.

Les objectifs de Care : dans plus de 65 pays à travers le monde, le réseau Care construit, transforme, responsabilise et rend autonomes les plus démunis tout en protégeant leurs droits économiques et sociaux. En combattant la discrimination sous toutes ses formes, l’association travaille dans une démarche de développement durable où chaque projet est construit pour se pérenniser et apporter des changements profonds. Microfinance, accès à l’éducation, lutte contre le Sida, accès à l’eau potable, environnement ou encore programmes de développement urbain, Care s’attaque à tous les fronts de la pauvreté auprès de 25 millions de personnes chaque année.

Dans le cadre du mouvement mondial qui s’est engagé à diminuer radicalement la pauvreté dans les prochaines années, l’association s’est fixée un objectif simple et ambitieux : contribuer à diminuer de manière significative le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici 2015.

Par son approche multisectorielle – accès à l’éducation, à l’eau, à l’assainissement, à l’emploi, à la santé, à un habitat moins fragile face aux risques de catastrophes - Care s’emploie à combattre la pauvreté en zone urbaine et périurbaine en améliorant la qualité de vie des habitants et en leur permettant de sortir de la précarité.

Contacts presse :
Si vous souhaitez vous procurer le rapport de Care « Comment pouvons-nous demander quelque chose, alors que même les chiens aboient contre nous ? » ou pour toute autre information complémentaire, vous pouvez vous adresser à :

- Martine Duhamel –MCS Communication- Tél : 01 47 48 94 14.
Fax : 01 47 48 11 39. E mail : mcs.communication@wanadoo.fr

- Loetitia Raymond- Care France- Tél : 01 53 19 89 89.
Fax : 01 53 19 89 90. E mail : raymond@carefrance.org