11 juin 2001

Du 25 au 27 juin, se tiendra à New York une Session Extraordinaire sur le VIH/Sida. Care participera à cette importante réunion, avec une délégation de 9 personnes, représentant des pays du Nord et du Sud : Etats-Unis, Canada, Zambie, Bangladesh, Lesotho, Thaïlande, Kenya, Niger et France. C’est Philippe Lévêque, Directeur Général de Care France qui sera le porte-parole de la délégation. Cette rencontre, qui a pour objectif d’intensifier la lutte internationale contre l’épidémie et de mobiliser les ressources nécessaires, permettra de marquer l’engagement des gouvernements dans la mise en œuvre de nouvelles politiques de lutte contre le Sida dans les prochaines années, afin d’inverser la progression de la maladie.

Les efforts des ONG pour faire avancer ce que sera la Déclaration sont essentiels, quand on sait que ce texte délimitera les domaines prioritaires où des décisions seront arrêtées. Il s’agit là d’une occasion unique à ne pas manquer pour faire évoluer une politique globale, qui jusqu’alors n’assumait pas d’engagement réel face à la pandémie. La crainte qui se profile est de voir se répéter au cours de la Session la mise en marche d’une lourde et onéreuse machine onusienne, qui ne ferait qu’entériner quelques bonnes volontés destinées aux oubliettes après proclamation de la Déclaration. Actuellement, Care et d’autres ONG font en sorte de faire évoluer des textes qui éludent encore trop, malgré les pressions exercées, de nombreuses questions primordiales comme l’accès aux soins et aux traitements antirétroviraux, les populations les plus vulnérables, notamment les populations mobiles, ainsi que les références aux droits de l’homme.

Si la création d’un fonds global thérapeutique, pour lequel la France s’est déjà engagée à hauteur de 150 millions d’euros, est de bon augure en ce funeste 20ème anniversaire de la maladie, il ne faut pas oublier qu’une réponse efficace à la pandémie exige un soutien financier substantiel, une coopération effective et l’engagement sans précédent des gouvernements et des personnes. La maladie ne pourra être effectivement contrôlée que lorsque la lutte sera intégrée à l’ensemble des programmes de développement des pays les plus défavorisés.

C’est pourquoi Care a choisi une approche globale de lutte contre le Sida au cœur même de ses programmes. Care intègre de plus en plus souvent la prévention, la sensibilisation et le soutien aux malades au sein de ses différents programmes de lutte contre la pauvreté, qu’il s’agisse d’éducation, de microcrédit ou d’eau et assainissement. La cause première de l’étendue de l’épidémie est en effet la pauvreté, et rien ne dit que le fonds, qui financera la prévention et un accès ciblé et limité aux médicaments, s’attaquera à  ce facteur.

Or, pour être efficace, la lutte contre le Sida doit s’inscrire dans une approche globale et s’attaquer aux causes de sa propagation. Si chaque personne est potentiellement vulnérable au Sida, celles qui vivent dans l’extrême pauvreté sont plus exposées que les autres. Le VIH/Sida n’est pas seulement un problème de santé publique, il fragilise dangereusement les résultats du développement, difficilement acquis au cours des dernières décennies.

C’est le point de vue que souhaite défendre Philippe Lévêque, Directeur Général de Care France et porte-parole de la délégation Care, dans la préparation et le déroulement des travaux de la Session Extraordinaire de l’ONU, à New York.

Care s’est engagé dans la lutte contre le Sida depuis 1987. Aujourd’hui 44 programmes sont en cours dans 23 pays à travers le monde, essentiellement dans les domaines de la prévention, du traitement des maladies opportunistes et du soutien aux malades et aux familles. La lutte contre le Sida a été identifiée comme un axe prioritaire dans le combat que Care mène contre la pauvreté.

Dans plus de 65 pays à travers le monde, le réseau Care construit, transforme, responsabilise et rend autonomes les plus démunis, tout en protégeant leurs droits économiques et sociaux. En combattant la discrimination sous toutes ses formes, Care travaille dans une démarche de développement durable où chaque projet est construit pour se pérenniser et apporter des changements profonds. Microfinance, accès à l’éducation, lutte contre le Sida, accès à l’eau potable, environnement ou programmes de développement urbain, Care s’attaque à tous les fronts de la pauvreté auprès de 25 millions de personnes chaque année. Dans le cadre du mouvement mondial qui s’est engagé à diminuer radicalement la pauvreté dans les prochaines années, Care s’est fixé un objectif simple et ambitieux : contribuer à réduire de façon significative le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici 2015.

Contacts presse :
Si vous avez besoin d’informations complémentaires, ou si vous souhaitez un contact avec Philippe Lévêque avant ou pendant la Conférence internationale de New York, vous pouvez vous adresser à :

- Martine Duhamel –MCS Communication- Tél : 01 47 48 94 14.
Fax : 01 47 48 11 39. E mail : mcs.communication@wanadoo.fr

- Loetitia Raymond- Care France- Tél : 01 53 19 89 89.
Fax : 01 53 19 89 90. E mail : raymond@carefrance.org