01 mai 2002

Pour défendre la République et la démocratie : CARE France s’associe au communiqué de presse diffusé par la Conférence Permanente des Confédérations Associatives qui rassemble plus de 400.000 associations et fondations du secteur social et solidaire, oeuvrant en France comme à l’étranger.

"LES VALEURS DU MOUVEMENT ASSOCIATIF CONTRE LES IDEES DU FRONT NATIONAL

Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, la CPCA se déclare très inquiète de la situation politique créée par la présence, au second tour, du candidat du Front national, champion de la peur et de la haine, poison mortel pour la République.

Depuis cent ans, les associations ont travaillé à créer une société ouverte, respectueuse de toutes les différences, une société démocratique permettant la participation de tous à la vie civique.

En 1992, le mouvement associatif fort de plus de 400 000 associations, se constituait sous l'égide de la Conférence permanente des coordinations associatives pour : "défendre les acteurs de la vie associative qui créent des liens sociaux, développent la citoyenneté participative, luttent contre les excès de l'individualisme, le racisme et la xénophobie, défendent ces valeurs pour une Europe plus sociale et promeuvent la solidarité internationale".

Les associations : un lien social contre la xénophobie

Le projet national-populiste s'oppose au contrat d'association - fondement de notre démocratie et de notre République - qui lie les hommes entre eux, librement et sans exclusive. Le fait associatif est un ferment de la démocratie et son rôle dans notre histoire, capital. Il constitue, dans les quartiers, dans les villages, cet art de "vivre ensemble" avec tolérance et respect des uns et des autres, aujourd'hui menacé par la tentation sécuritaire. Le monde associatif se fixe pour objectif de relancer l'élan démocratique qui doit s'opposer au Front national.

Les associations : des droits pour tous contre l'exclusion civique et sociale

La CPCA et ses adhérents condamnent très fermement le projet de préférence nationale avancé par Jean-Marie Le Pen au mépris de la déclaration universelle des droits de l'Homme, défendue chaque jour par les associations pour en appliquer les principes et en élargir leur application: droit au travail, droit au logement, droit à la santé, droit aux sports, droit à la culture, droit aux vacances et aux loisirs, pour tous.
Le mouvement associatif s'engage plus que jamais à promouvoir l'égalité des femmes et des hommes de toutes origines devant les droits de la République.

La CPCA et ses adhérents opposent vivement à la remise en cause par le Front national des droits des "minorités" qui, des femmes aux immigrés, ont été acquis par de longues luttes associatives, légitimées ensuite par les représentants du peuple français. C'est cette contribution à l'histoire de notre pays que la CPCA et ses adhérents entendent défendre aujourd'hui avec encore plus de détermination.

Les associations : du local à l'international, une France solidaire

Jean-Marie Le Pen souhaite quitter l'Union Européenne au profit d'un repli identitaire et protectionniste qui conduirait notre pays à l'isolement et à la régression. De la Charte des droits fondamentaux au statut de l'association européenne, le mouvement associatif français se mobilise pour une Europe plus généreuse et plus participative. Les associations veilleront de plus en plus à ne pas enfermer le territoire sur le local grâce à leur fonctionnement en réseaux: régionaux, nationaux, européens, internationaux. Au-delà de l'espace communautaire, la vitalité du mouvement humanitaire est un signe très fort d'un souci des autres qui fonde notre propre