07 octobre 2002

10 milliards de dollars sont nécessaires en Afghanistan

Fort d'une expérience de 30 ans de soutien au développement en Afghanistan, CARE appelle à un effort de reconstruction plus important et sur la durée de la part des donateurs. Ce document, rédigé par Paul Barker, directeur national de CARE Afghanistan, et Paul O'Brien, coordonnateur des politiques, constate que les efforts de reconstruction sont chancelants et demande aux divers donateurs de doubler leurs engagements pour atteindre 10 milliards de  sur les cinq prochaines années. Ce rapport insiste sur la nécessité pour les principaux donateurs de s'engager à un financement de plusieurs années en Afghanistan. Cliquez-ici pour télécharger le document.

« Nous arrivons à la conclusion que, malgré les beaux discours, le groupe de donateurs n'a toujours pas versé les sommes promises pour la reconstruction de l'Afghanistan. Cette situation, en plus de briser une promesse, est potentiellement nuisible, à court et long terme, » écrivent les auteurs. Le rapport de huit pages compare les engagements pris par les 10 principaux donateurs pour la reconstruction, aux sommes réellement versées à l'Afghanistan.

Le rapport aborde divers autres points cruciaux pour la reconstruction de l'Afghanistan :

  • Engagements financiers par donateurs. À l'occasion de quatre situations comparables après des conflits, les donateurs ont donné une moyenne de 250 $ par personne. En Afghanistan, ils se sont engagé à verser une somme de 75 $ par personne pour l'année en cours et 42 $ par personne pour la prochaine période de cinq ans.
  • Le manque d'infrastructures de base La reconstruction est possible, mais pas aux niveaux actuels d'engagement. « Sans le financement adéquat…le besoin se transformera en ressentiment, alimentant à son tour l'insécurité, rendant la reconstruction beaucoup plus difficile et les urgences beaucoup plus probables dans l'avenir. »
  • Le sous-financement du gouvernement afghan. « Les donateurs ont mis les autorités afghanes dans une situation intenable. Elles ne recevront pas d'argent avant de démontrer leurs capacités de gestion, mais elles ne peuvent se donner ces capacités sans argent. Chaque mois sans financement rend plus difficile l'établissement de la crédibilité du gouvernement qui doit répondre aux attentes de sa population. »
  • Le besoin criant de sécurité. « Sans la promesse de sécurité, les projets de reconstruction vont stagner, les investisseurs étrangers ne viendront pas et les entrepreneurs locaux investiront plus lentement. Pendant ce temps, les éléments les plus négatifs de l'Afghanistan - les drogues, les vendeurs d'armes, les hommes recherchant la violence - vont à nouveau étouffer la vie économique et politique hors du pays. Les donateurs connaissent ces faits mais refusent de répondre rapidement…La plupart des experts s'entendent pour dire que la force de sécurité internationale de 4 500 membres (ISAF) est totalement insuffisante pour répondre aux besoins de sécurité en Afghanistan. »

Pour télécharger le document (version anglaise uniquement).

Pour en savoir plus sur les programmes de CARE en Afghanistan.

Pour une copie du document dans sa totalité (disponible uniquement en anglais) ou pour organiser une entrevue avec le directeur national de CARE Afghanistan, Paul Barker, vous pouvez contacter Andrew Graham au (613) 228-5678.