13 décembre 2002

. Au Malawi, CARE a étendu ses programmes d’aide alimentaire. En Zambie, CARE a mené une

sur la pénurie alimentaire et concentre ses efforts dans le cadre de distributions alimentaires dans les provinces du sud et de l’ouest du pays. Au Mozambique, CARE a se prépare à fournir des jerricans d'eau et des graines. Au Zimbabwe, CARE continue son programme de supplément nutritionnel à l’attention de 130,000 enfants âgés de moins de 14 ans et a également commencé un programme d’aide alimentaire ciblant plus de 200,000 personnes.

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Une grande partie du sud de l’Afrique doit en effet faire face à une pénurie alimentaire sévère, résultat d'une des plus importantes périodes de sécheresse connue dans la région depuis une décennie. Beaucoup de familles ont été forcées de vendre leur bétail et d'autres biens pour acheter de quoi se nourrir. Mais c'est n’est bien sûr qu’une solution provisoire. La faim sévère et la famine menacent des millions de personnes, particulièrement parmi les plus vulnérables : les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent.

Si la crise est renforcée par plusieurs facteurs, la principale raison demeure le problème de la pauvreté. Au Malawi, au Mozambique, en Zambie ou encore au Zimbabwe, CARE travaille avec les communautés en s’appuyant sur l'ingéniosité et la détermination des habitants afin de trouver des solutions durables à la pauvreté. Aujourd'hui, nous aidons des communautés dans ces pays non seulement à se procurer l'alimentation dont ils ont besoin pour survivre, mais également à travailler à la prévention de pénuries alimentaires futures.

Dans ce pays déjà très fortement touché par la pauvreté, les inondations et la sécheresse créent des pénuries alimentaires massives qui menacent aujourd’hui des millions de personnes de sous-alimentation et de famine. La plupart des ménages sont incapables de cultiver assez de maïs, l'alimentation principale du pays, pour pouvoir tenir.

La réponse de CARE. L'organisation a étendu ses programmes agricoles et distribue des réductions de manioc supplémentaires aux fermiers. CARE fait également partie d’un réseau de groupes communautaires qui a appelé le gouvernement à distribuer du maïs gratuitement aux personnes les plus vulnérables et à établir un plan de prévention des pénuries alimentaires. Ce réseau a distribué à 90,000 fermiers des brochures expliquant ce qu’il est possible de faire pour soutenir les membres de leur communauté.

Pour en savoir plus sur les programmes de CARE au Malawi, consultez le site de CARE UK (en anglais) en cliquant ici.

Pour consulter le site Internet de CARE Malawi (en anglais), cliquez ici.

Au Mozambique

Alors que le nord du pays a connu une tardive mais bonne saison des pluies, les effets de la sécheresse frappent durement les régions sud et centrales du pays. Il n’a quasiment pas plu dans la moitié sud du Mozambique cette année. Presque 70,000 ménages déjà sont sévèrement affectés par la sécheresse et plus de 200,000 acres de récolte ont été perdues cette saison. La partie sud du pays devra probablement faire face à des pénuries alimentaires sévères en 2003. Il ne sera bientôt plus possible d’avoir recours aux solutions alternatives traditionnelles, comme les repas de fruits sauvages et de viande sauvage ou la vente d’actifs. La sécheresse affecte également la production de fruits sauvages et la disponibilité de viande sauvage a été considérablement réduite par les abus. Les ménages n'ont également pas pu créer beaucoup d'actifs après les inondations de l'année précédente. D'autres mécanismes possibles, comme l'introduction de récoltes résistantes à la sécheresse pourraient avoir un impact positif si la pluie devait tomber bientôt, mais, à ce stade, on s'attend à ce qu'aucune récolte nécessitant de la pluie ne survive jusqu'à maturation.

La réponse de CARE. CARE étend ses programmes agricoles et ses programmes d’activités génératrices de revenus. CARE se prépare également à distribuer des jerricans d'eau et à fournir des graines qui permettront une moisson continuelle pendant plusieurs mois. La récolte (tomate, oignon, laitue, Choux de Bruxelles et chou) grandit rapidement et peut être arrosée à la main. CARE continuera à former les communautés à des récoltes résistantes à la sécheresse, comme la patate douce et l’ananas. CARE travaille également en collaboration avec les organisations du gouvernement et non gouvernementales pour développer une stratégie de réponse durable à la sécheresse.

Pour en savoir plus sur les programmes de CARE au Mozambique, consultez le site de CARE US en cliquant ici.

En Zambie

La situation en Zambie est critique et près de 2,4 millions de personnes pourraient connaître une situation de pénurie alimentaire et de famine dans les mois à venir. Le manque de pluie – il a plu sur cette saison moitié moins que la moyenne annuelle - a causé la perte d’une grande partie des récoltes de maïs. La sécheresse a particulièrement touché les provinces de l’est et du sud, qui sont en temps normaux les principales provinces productrices.

La moisson de 2001 avait déjà été peu abondante (24 % de moins que l'année précédente) et de manière générale le pays souffre d’une série de mauvaises récoltes causées par une sécheresse persistante pendant les 10 dernières années. Les signes annonciateurs de la crise alimentaire sont déjà évidents dans les provinces de l’est, du sud et de l’ouest du pays. Dans certains secteurs, il n’a pas plu depuis janvier dernier et les champs de maïs sont brûlés. D'autres récoltes importantes pour l’alimentation, comme les doliques, les arachides, les patates douces et les potirons sont également très affectées et ne produisent presque rien. Pour les produits les plus résistants à la sécheresse, comme le sorghum et le millet de jonc, les récoltes s’annoncent un peu meilleure, mais les cultures ont également été touchées par la sécheresse exceptionnellement dure de cette année.

Dans les meilleures périodes, les communautés rurales tiennent déjà à peine entre deux moissons . Elles doivent maintenant employer des méthodes traditionnelles afin de faire avec le peu qu’elles ont. Les personnes ont déjà choisi les quelques épis de maïs rachitiques qu’ils peuvent sécher pour la consommation immédiate. Ils ont déjà réduit leurs repas quotidiens de deux ou trois repas à un repas unique. Ils ont également réduit les quantités servies à chaque repas. Beaucoup substituent et complètent leur alimentation en mangeant des fruits sauvages et des légumes, y compris des noix de magongo, de l’okra sauvage et du manioc sauvage. Mais la sécheresse a également affecté la disponibilité de ces produits alimentaires, qui, en tout cas, sont insuffisants sur la durée.

On constate également la crise alimentaire sur les marchés locaux, où le maïs est de plus en plus cher. Avant janvier 2002, le prix du maïs au détail avait déjà augmenté de plus de 100 %, avec quelques secteurs voyant des augmentations de 200 %. Le maïs est vendu dans de petits paquets (deux livres au maximum), car très peu de gens vivant en zone rurale ont assez de liquide pour pouvoir acheter les quantités habituelles en une fois.

La réponse de CARE. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial, CARE concentre ses efforts dans le cadre de distributions alimentaires dans les provinces durement touchées du sud et de l’ouest du pays (environ 550 tonnes d’aide alimentaire par mois). CARE préside un groupe d'agences gouvernementale et d’ONGs agissant en matière de sécurité alimentaire, de sensibilisation et de pression quant aux impacts de la sécheresse et aux besoins alimentaires. CARE a mené une enquête sur la pénurie alimentaire dans le pays, qui a permis une meilleure évaluation, multi-organisationnelle de la situation en Zambie. Cette étude montre l’urgence de la situation, la nécessité d’un soutien alimentaire d’urgence et le besoin de développer des stratégies pour l'avenir. CARE assiste également d’autres agences travaillant dans les régions critiques du pays, comme la province de l’est.

Pour télécharger l'étude de CARE "Les mois de famine" (fichier .pdf), cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les programmes de CARE en Zambie, consultez le site de CARE US en cliquant ici.

Au Zimbabwe

La sécheresse dans plusieurs provinces du Zimbabwe a entraîné de très mauvaises récoltes de maïs. La province du Plateau Midlands n'a pas vu de goutte de pluie depuis novembre. Bien que la moisson de maïs d'avril permet de soulager à court terme les effets de la sécheresse, tous les indicateurs concernant la santé, la nutrition et l’économie indique un désastre pour les mois à venir. Les pénuries existent aussi pour les autres produits alimentaires de base, comme l'huile végétale et le sucre.

La pénurie alimentaire a lieu dans un contexte politique incertain, ce qui laisse présager des scénarios beaucoup plus problématiques que ceux employés lors de la pénurie alimentaire précédente en 1992. Des réserves alimentaires régionales étaient alors disponibles et le réseau des transports moins dégradé. La pénurie alimentaire actuelle est renforcée par la crise économique qui s'est intensifiée au cours de l'année passée. Selon une récente étude au Zimbabwe, l'inflation est à 116 %, le taux de chômage est à plus de 60 % et le produit intérieur brut a chuté de plus de 20 % depuis 1999.

La réponse de CARE. CARE continue son programme de supplément alimentaire à l’attention de 130,000 enfants âgés de moins de 14 ans. Début d'avril, CARE a également commencé un programme d’aide alimentaire ciblant plus de 200,000 personnes. Ces programmes seront être étendus si nécessaire.

Pour en savoir plus sur les programmes de CARE au Zimbabwe, consultez le site de CARE US en cliquant ici.

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