11 avril 2003

CARE EN IRAK : L’AIDE HUMANITAIRE DOIT ÊTRE RAPIDE, PROFESSIONNELLE ET ÉQUITABLE

Pour le réseau CARE International, la diffusion d’informations sur la situation humanitaire reste actuellement très problématique, tant pour des raisons de dysfonctionnement des télécommunications que pour respecter la sécurité des personnes sur place.

Pour autant les équipes de CARE en Irak continuent à distribuer une aide humanitaire, dans des conditions périlleuses et un contexte gravement problématique.

-Pour CARE, l’eau reste un souci permanent, rendu plus aigu par les ruptures d’électricité. À titre d’exemple, CARE Irak fournit en eau la région de Heet et de Baghdadi : 25 000 personnes seront approvisionnées régulièrement pendant au moins 3 mois. La question de l’eau et de l’assainissement est directement liée aux risques d’épidémies.

-Pour assurer la prévention, CARE a fait acheminer à Bagdad 12 tonnes de produits d’hygiène (savon, lessive et produits désinfectants) pour distribution aux habitants et établissements de santé.

-CARE Irak fournit les hôpitaux et centres de santé en lait sans lactose pour les enfants et en nourriture supplémentaire pour les enfants et les femmes affaiblis. CARE distribue également des kits de santé et des médicaments auprès de 23 hôpitaux de Bagdad.

-L’alimentation est aussi problématique. Le programme « pétrole contre nourriture » a été interrompu par la guerre et les réserves sur place s’épuisent. Par ailleurs les prix de produits de base grimpent en flèche. Dans certaines régions, le prix de la farine a augmenté de 90 % depuis le début du conflit. Dans bien des cas, les aides alimentaires existent, mais il est impossible de les transporter.

Le transport par camions de l’aide humanitaire est un obstacle majeur. CARE souhaite qu’un corridor humanitaire permette de sécuriser les transports de biens de 1ère nécessité, pour assurer une distribution professionnelle et équitable par des équipes humanitaires expérimentées.

Depuis 1991, les programmes CARE en Irak ont fourni une assistance humanitaire à plus de 7 millions de personnes –environ 1/3 de la population irakienne. À partir de 1995, les programmes CARE dans le centre et le sud de l’Irak se concentrent sur l’eau et l’assainissement, la santé et les enfants. Margaret Hassan dirige les opérations de CARE en Irak. Britannique, vivant depuis plus de 30 ans dans le pays, elle s’est engagée à ne pas quitter le territoire, malgré l’évolution alarmante de la situation.