06 juin 2003

Si l'archipel de Zanzibar est considéré comme l'une des grandes destinations par les touristes intéressés par l'éco-culture, les 750.000 habitants de ce territoire de la République-Unie de Tanzanie ne bénéficient que rarement des retombés de cette activité. Le projet mené par CARE au sein du Parc National de Jozani et de la baie de Chwaka vise à apporter les bénéfices du tourisme à la population de Zanzibar, dont la majorité vit dans la pauvreté. Il combine la protection d'un site important pour la diversité biologique mondiale tout en créant des emplois qui appuient et promeuvent la gestion durable d'un tourisme potentiellement lucratif. Actuellement, 20 000 personnes vivent dans la région de Jozani où l'environnement, en raison du déboisement, de la dégradation des écosystèmes et de la réduction progressive de la faune et de la flore sauvages, est exposé à de graves dangers. Pour en savoir plus (fichier .pdf en anglais).

Le projet de conservation du Parc National de Jozani et de la baie de Chwaka

Au large de la Tanzanie, l’archipel de Zanzibar est un paradis sur terre pour les touristes. Plus de 100.000 personnes y viennent chaque année en vacances. Mais si le tourisme génère des bénéfices économiques, il exerce également une pression importante sur les ressources naturelles, rares et fragiles, des îles.

La forêt de Jozani est une réserve tropicale de 600 hectares au cœur de Unguja, la plus large des îles constituant l’archipel de Zanzibar. Comme beaucoup d’archipel, Zanzibar possède un nombre élevé d'espèces endémiques comme le singe rouge Colobus, aujourd’hui en danger. Dans le cadre d’une large enquête sur les espèces de l'île, la Commission de Zanzibar pour les ressources naturelles a recensé 2.469 singes rouges de Colobus, plus de 98 espèces endémiques de plantes et 26 d’arbustes. Une très grande quantité d’oiseaux sauvages, ainsi que plus de 95 espèces différentes de papillons ont également été recensées.

Le projet de conservation du Parc National de Jozani et de la baie de Chwaka est un partenariat entre CARE et la Commission du Gouvernement de Zanzibar pour les Ressources Naturelles. Dans le cadre de ce projet, CARE travaille avec les communautés locales, les experts du gouvernement, les défenseurs de l’environnement et l’industrie du tourisme.

Le principal objectif de ce programme est de montrer que générer des revenus et protéger son environnement sont des actions qui se renforcent mutuellement. Les communautés vivant aux abords de la forêt sont informées de la valeur de ses ressources naturelles, CARE les aide à mieux s’organiser pour leur gestion et à être plus à même de satisfaire leur besoin tout en les préservant.

Le travail de CARE au Zanzibar :

  • CARE travaille avec les familles de huit villages près du parc. CARE aide les villages a constituer des ONGs locales qui ont à charge de plannifier des activités génératrices de revenus compatibles avec la conservation du parc.
  • CARE soutient des activités d’agroforesterie et des activités agricoles durables qui tout en générant des revenus pour les communautés n'épuiseront pas les ressources de parc.
  • CARE aide à la mise en place de comités locaux de conservation qui mettent en oeuvre des projets de développement (création d’une école, d’une clinique, ou d’une route grâce aux revenus de tiré de la forêt, etc…)/
  • CARE a également développé un programme de prêt pour soutenir les entreprises de la communauté qui réduiront la pression en matière d’abbatage d’arbres dans le secteur protégé, et notamment les entreprises d'ecotourisme, contrôlée et géré par la communauté locale. L’écotourisme peut en effet créer de nombreux emplois, et le suivi local de cette activité peut assurer que les communautés en tirent les bénéfice, que l’environnement soit protégé et que le nombre conflits qui se produisent souvent entre les entrepreneurs, les touristes et les populations locales soit diminué.
  • CARE a également convaincu le gouvernement d’introduire un système de retention de revenu qui transfére aux communautés un huitième du prix du ticket d’entrée dans la forêt de Jozani.

Les projets de conservation et de développement menés par CARE

CARE travaille dans beaucoup d'environnements sensibles et menacés comme les forêts tropicales, les prairies semi-arides africaines et certaines des régions cultivées les plus élevées des Andes et de l'Himalaya.

La majeure partie des populations vivant dans ou proche de ces secteurs est désespérément pauvre et dépend de la terre et de sa biodiversité pour sa survie. Le bien-être de ces personnes est étroitement attaché à la conservation de leur environnement. CARE travaille dans ces communautés pour protéger sur le long-terme leur sécurité de vie et leur environnement.

Ces projets s'appellent des projets intégrés de conservation et de développement. Le projet de Jozani est un de 18 projets de conservation et de développement que CARE mène autour du monde.