26 juin 2003

GRAND PRIX CARE INTERNATIONAL DU REPORTAGE HUMANITAIRE, PARRAINÉ PAR SANOFI-SYNTHÉLABO ET DÉCERNÉ DANS LE CADRE DE « VISA POUR L’IMAGE »

FLORENCE GATY EST LA LAURÉATE DU 8è GRAND PRIX, POUR UN REPORTAGE EFFECTUÉ AU BÉNIN SUR L’ULCÈRE DE BURULI

Pour la 8è édition du Grand Prix CARE International du Reportage humanitaire, le jury –formé de professionnels*-a eu à choisir entre 55 reportages. Il a décidé de récompenser le travail d’une jeune photographe indépendante : Florence Gaty.

C’est au Bénin, entre le 14 et le 31 mars 2003, que Florence Gaty a effectué ce reportage (10 photos en noir et blanc). Elle y accompagnait une association de chirurgie plastique et reconstructrice, qui avait pour mission de prendre en charge 45 jeunes malades atteints de l’ulcère de Buruli.

Elle y accompagnait une association de chirurgie plastique et reconstructrice, qui avait pour mission de prendre en charge 45 jeunes malades atteints de l’ulcère de Buruli.

L’ulcère de Buruli

Au 3è rang des infections à mycobactéries (après la tuberculose et la lèpre), cette pathologie est très mal connue, bien qu’elle se répande rapidement sur toute l’Afrique. Le mode de transmission à l’homme se fait par une piqûre de punaise d’eau. L’ulcère de Buruli touche particulièrement les femmes et les enfants qui vivent près de cours d’eau ou de terrains humides.

Cette maladie commence par un nodule cutané indolore et, en absence de traitement, évolue vers une ulcération massive de la peau. Elle peut laisser des séquelles handicapantes, des déformations par contractures, nécessitant parfois une amputation.

Le reportage de Florence Gaty met en lumière une pathologie qui est en progression constante à travers les continents, avec un taux de morbidité croissant. C’est aussi un message d’espoir, puisque les malades peuvent être sauvés.

Le jury a par ailleurs désigné comme finalistes 4 autres reportages, choisis pour leur qualité photographique, mais aussi la force de dénonciation de leur message. Tous partent d’un constat d’injustice ou d’atteinte aux droits de la personne humaine, et renvoient aux grands conflits de la planète et à la pauvreté. Ces clichés symbolisent des moments forts de l’actualité et des pays (en Afrique notamment) où CARE exerce des missions d’urgence et de développement. Le Grand Prix et les expositions qui le prolongent ont pour vocation de sensibiliser le public sur des problématiques parfois oubliées et que l’œil du photographe fait revivre.

Les finalistes du 8è Grand Prix CARE International de Reportage Humanitaire sont les suivants :

-Abus sexuels sur les tout jeunes enfants d’Afrique du Sud de Per-Anders Pettersson Getty Images, noir et blanc (2002)

-Esclavage moderne du Nigeria à l’Espagne de Ros Lorena Cosmos, en couleurs (2002/2003)

-Bidonville à Vaulx en Velin de Jean-Philippe Ksiazek AFP, en couleurs (2003)

-Pauvreté en Argentine de Ali Burafi AFP, en couleurs (2002).

L’ensemble des reportages primés sera exposé à Perpignan du 30 août au 14 septembre 2003, dans le cadre du Festival International du Photojournalisme VISA pour l’image.

Le 8è Grand Prix CARE International du Reportage humanitaire est parrainé par Sanofi-Synthélabo, 2è entreprise française du médicament et 7è en Europe, qui s’engage auprès de CARE France dans sa démarche de soutien au témoignage des photoreporters.

La lauréate, Florence Gaty, recevra le prix, d’une valeur de 8 000 €, au cours de la soirée de remise du prix qui lui sera consacrée lors du Festival de Perpignan le 4 septembre prochain.

*Composition du jury du 8è Grand Prix : Romain Lacroix/ Paris Match, Hélène Véret, Catherine Simon, Daphné Anglès/ New York Times France, Barbara Clément/ Elle, Frank Muller-May/ Stern Magazine, Jean-François Leroy/ Visa pour l’image, Anne-Marie Menut/ Sanofi-Synthélabo ( voix consultative).