10 mars 2004

CARE s’inquiète de l’impact du déplacement des réfugiés du Darfour sur les ressources naturelles de la région, déjà insuffisantes pour les populations locales.Arrivé vendredi 13 février au Tchad pour mettre en place la réponse de CARE à la situation d’urgence à la frontière du Darfour, Philippe Lévêque, Directeur général de CARE France, s’inquiète de la situation des réfugiés soudanais et de l’impact de leur déplacement massif sur les ressources naturelles, notamment l’eau et le bois.

Depuis plusieurs semaines, la population du Darfour fuit les affrontements au Soudan pour se réfugier au Tchad. À ce jour, près de 130 000 personnes ont trouvé refuge dans les provinces d’Ouaddaï et de Biltine. Si certains réfugiés ont pu emporter avec eux 2 têtes de bétail et quelques biens, beaucoup sont partis sans rien. Ces hommes et ces femmes démunis viennent alors gonfler la population des villages tchadiens qui les accueillent.

Cette arrivée massive correspond à une augmentation de plus de 16% de la population qui s’élevait jusqu’alors à 800 000 habitants. Un accroissement démographique soudain qui implique une augmentation de la consommation d’eau, de bois et de nourriture, ressources naturelles déjà notoirement insuffisantes pour les populations locales. «  Il ne faut surtout pas s’ancrer dans une situation pernicieuse pour les réfugiés et la population locale, alerte Philippe Lévêque. Nous devons traiter les causes structurelles du problème, c’est-à-dire accélérer au plus vite les accords de paix pour que les réfugiés puissent rentrer chez eux. Plutôt que d’entretenir les réfugiés dans une position précaire, nous devons faire en sorte qu’ils retrouvent leur village. »

Philippe Lévêque, qui salue au passage l’élan de générosité de ces populations déjà vulnérables ainsi que l’hospitalité des autorités tchadiennes, s’inquiète du sort de la région sur le long terme : « Il faut déjà penser à l’avenir. La région d’Ouaddaï ressortira extrêmement fragilisée de cette crise. La communauté internationale doit accorder une attention toute particulière à cette zone afin de reconstituer au plus vite un capital en ressources naturelles fragilisé. »

Philippe Lévêque sera dans la zone de Guéréda jusqu’au 20 février pour préparer l’installation de deux camps de réfugiés gérés par CARE à Milé et Iriba.

CARE est présent au Tchad depuis 1974 et concentre ses activités sur les programmes d’environnement, d’assainissement et de santé, notamment sur la prévention du SIDA auprès des populations.

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