03 janvier 2005

Appel de CARE pour un engagement immédiat dans la reconstruction en Asie

Le 4 janvier 2005

« La mobilisation mondiale en réponse d’urgence aux raz de marée dans le Golfe du Bengale, bien que sans précédent, ne doit pas faire oublier la nécessité de reconstruction qu’il faut démarrer sans attendre », s’alarme Loetitia Raymond, envoyée par CARE France au Sri Lanka.

« On assiste à une véritable mondialisation de l’effort d’assistance déployé par de multiples acteurs à travers le monde, se réjouit Loetitia Raymond. Ce très fort mouvement de soutien exprimé par les individus, les entreprises, les institutions, les collectivités locales, les états doit se poursuivre car la catastrophe naturelle provoquée par le séisme en Asie aura des répercussions sur plusieurs années. »

Au delà des besoins immédiats qu’il est impératif de couvrir en matière d’accès à l’eau potable, alimentation, produits médicaux, hébergement et produits domestiques, la phase de reconstruction doit commencer pour permettre aux cinq millions de personnes concernées de retrouver une autonomie dans les mois à venir.

Au Sri Lanka, un des pays les plus touchés, CARE va s’atteler dans les prochains jours à la reconstruction des maisons endommagées, la réparation des routes et chemins de fer, le rétablissement de l’électricité et des lignes téléphoniques, la décontamination des puits et des réservoirs.  CARE commence dès cette semaine à distribuer du ciment et des briques dans la ville d’Hambantota à 150  familles sans abris. La priorité consistera également, à redonner à des centaines de milliers de pêcheurs, de paysans, et de petits entrepreneurs locaux  la possibilité de retrouver un moyen de subsistance.

Des centaines de milliers de personnes, qui avaient réussi à sortir de la précarité vont y être de nouveau confrontés dans le long terme. Après la phase nécessaire d’urgence à laquelle CARE participe, tout devra être fait pour rétablir le capital économique des populations côtières. « Mieux vaut reconstituer le matériel de pêche d’un pêcheur, que de donner pendant des années de la nourriture à une famille de six personnes. Ceci est, à la fois souhaitable socialement et bien-fondé économiquement », souligne Loetitia Raymond.

Pour cela une mobilisation dans le long terme de la communauté internationale est indispensable faute de quoi des centaines de milliers de personnes retomberont dans un état de sous-développement.

CARE lance un appel à la solidarité

. Pour apporter une aide d’urgence aux victimes de cette tragédie, la mobilisation de tous est nécessaire.

Les dons peuvent être faits à CARE France - BP 1 - 75019 Paris ou sur le site de CARE France : www.carefrance.org

Photo Harsha de Silva