04 février 2005

« Je n’ai jamais vu ça, la vague et son reflux ont changé la donne. Ce n’est pas une catastrophe comme les autres, ici il y a 90 % de tués et 10 % de blessés, l’inverse des catastrophes habituelles. C’était comme un bombardement par le bas, les plus pauvres, ceux qui habitaient la ville basse, sont morts. Ceux qui avaient des maisons en ciment à étage ont pu s’y réfugier. » a expliqué Jean-François DENIAU.

En Indonésie, comme dans les autres pays touchés par la catastrophe du 26 décembre, l’urgence n’est pas dissociable de la reconstruction. L’important est de refaire l’outil de travail, seul moyen pour les populations de repartir. « Il faut s’occuper l’esprit pour surmonter le traumatisme » a insisté Jean-François DENIAU, Président d’Honneur de CARE France. La première priorité sera de redonner au plus vite aux populations les outils nécessaires à relancer leurs activités : semences, outillages, bateaux, filets… « A titre d’exemple, précise Jean-François DENIAU, un bateau à moteur de 8/9 mètres coûte en moyenne 4.000 €, bateau qu’il faudra reconstruire sur place plutôt que d’importer.  Et c’est maintenant qu’il faut agir, car la catastrophe dure après la catastrophe... » La pire des choses serait la combinaison du traumatisme à l’inactivité forcée. C’est cette combinaison qui est porteuse de risque majeur pour l’avenir.

Dans la province d’Aceh, CARE subvient aux besoins vitaux de 500 000 personnes (distribution de kits de purification d’eau, de nourriture et de biens de première nécessité). CARE participe à la localisation et à la décontamination des sources d’eau. CARE a également formé des médecins volontaires dans 31 camps de déplacés. Enfin, CARE a lancé un projet de construction d’habitations temporaires et de remise en état des activités de pêche et d’agriculture vivrières. CARE est présent en Indonésie depuis 1967.