26 avril 2005

LA PROBLEMATIQUE DE L’ABANDON DES ENFANTS EN ROUMANIE

Le 21 avril dernier, François de Combret, Vice-Président de CARE France et fondateur de SERA a tenu une conférence de presse au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère à la Maison de la Radio pour rappeler, 15 ans après la révolution, que le nombre d’enfants abandonnés chaque année en Roumanie reste stable, de l’ordre de 9 000 par an. Ce chiffre reste dramatiquement élevé alors que la Roumanie vient de signer l'adhésion à l'Union Européenne.

CARE France souligne que cet échec s’explique par le fait que les gouvernements roumains successifs se sont attaqués aux effets plutôt qu’aux causes. Selon François de Combret, vice-président de CARE France et fondateur de SERA (Solidarités Enfants Roumains Abandonnés) le programme de CARE France en Roumanie, « ce n’est pas en fermant les orphelinats n’importe comment, dans le seul souci de dissimuler les enfants abandonnés, que le problème peut être résolu. »

CARE France insiste également sur le rôle de l’Union Européenne. Car le système de protection de l’enfant mis en place par le gouvernement de l’ancien premier ministre roumain Adrian Nastase a été conçu et mis en œuvre sous la pression de l’Union Européenne.

CARE France, à travers son programme SERA (Solidarités Enfants Roumains Abandonnés) travaille en Roumanie depuis 1990 sur les questions de protection de l’enfance en difficulté.  L’objectif de SERA est de mettre fin à cette situation intolérable par trois moyens : la prévention de l’abandon, la « désinstitutionnalisation » des enfants abandonnés et l’humanisation des conditions de vie des enfants tant qu’ils sont dans les orphelinats.