27 octobre 2005

Paris, le 27 octobre 2005

Trois semaines après le tremblement de terre qui a fait plus de 50 000 morts, l’aide promise par la communauté internationale est loin d’être suffisante. Elle ne permet pas de faire face à l’ampleur de la catastrophe, alors qu’au Pakistan, des milliers de victimes, complètement isolées, n’ont encore reçu aucun soin.

D’une part les dons des donateurs privés font défaut :  « Nous l’avons vu en début d’année avec le Tsunami, seule la mobilisation massive du grand public permet de générer les sommes nécessaires pour faire face à des catastrophes d’une telle gravité. Cette mobilisation a un effet «démultiplicateur» sur les états qui ne veulent pas être en reste de leur population. Elle nous aide à faire pression sur les gouvernements pour que eux-mêmes s’investissent plus face à ces catastrophes. » précise Philippe Lévêque Directeur de CARE France.

Or depuis le début de l’année les donateurs privés ont été beaucoup sollicités et ont donné énormément, que ce soit pour les victimes du Tsunami, celles de la crise alimentaire au Niger ou encore des cyclones en Amérique Centrale. Ils réagissent peu au séisme au Pakistan.

« C’est l’une des pires situations que nous puissions rencontrer » poursuit Philippe Lévêque. « Il nous faut concilier deux contraintes : le difficile accès aux zones touchées qui rend toute intervention très coûteuse et la faiblesse des moyens financiers disponibles, nous avons reçu très peu de dons pour répondre à cette crise. »

D’autre part, l’aide des Etats n’est pas à la hauteur des enjeux. Les pays donateurs se sont réunis aujourd’hui à Genève. A cette occasion, les Nations Unies, ont revu à la hausse leurs besoins de 259 à 455 millions d’euros. L’essentiel de cette augmentation étant rendue nécessaire par les difficultés logistiques de la réponse. Koffi Annan a renouvelé son appel au don : à ce jour, les dons promis couvrent moins de 20 % des besoins.

«Il est urgent que la communauté internationale se mobilise pour venir en aide aux victimes du Pakistan. Sans la pression des donateurs privés, les états se précipitent moins qu’il y a10 mois pour apporter leur aide. C’est inacceptable. » déclare Philippe Lévêque. « Cette nuit encore, des milliers de personnes vont dormir dehors. Il faut agir et nous n’avons que quelques semaines pour cela avant l’arrivée des neiges !»

Au Pakistan, et en Inde, CARE distribue des tentes, des couvertures, des vêtements, de la nourriture et du matériel de première nécessité aux victimes du tremblement de terre. CARE intervient notamment dans la vallée, très difficile d’accès, de Allai.

CARE est une association de solidarité internationale non confessionnelle, apolitique et indépendante. Dans une démarche de développement durable, CARE aide et rend autonomes les plus démunis tout en protégeant leurs droits économiques et sociaux.

Contact presse : 

Annie Leroy, Responsable Communication de CARE France

01 53 19 89 89 – 06 77 00 75 30 - leroy@carefrance.org

Philippe Lévêque, Directeur Général de CARE France

01 53 19 89 89 – 06 03 65 48 40 - leveque@carefrance.org