22 mars 2006

Journée mondiale de l’eau : CARE s’engage pour que les plus pauvres aient accès à l’eau

Paris, 22 mars 2006 - A ce jour, les maladies liées à l’eau – choléra, typhoïde, méningite, diarrhées, malaria… - restent la première cause de mortalité au monde. Elles tuent 22 000 personnes chaque jour, dont 11 000 enfants1 ! Ce sont les plus pauvres qui meurent ainsi à travers le monde car ils boivent une eau impropre qu’ils vont souvent puiser dans les marigots, les puits traditionnels et les mares pollués.

Outre les conséquences directes en termes de santé, le problème de l’accès à l’eau représente plus largement un frein primordial au développement des pays pauvres.

Disposer d’une eau propre est une des conditions indispensables d’accès aux autres droits élémentaires.

L’éducation par exemple : dans les pays pauvres, ce sont les filles qui doivent parcourir chaque jour des kilomètres pour aller chercher l’eau. De ce fait, elles ne peuvent pas aller à l’école. Or on sait combien l’éducation, surtout celle des filles, permet d’améliorer considérablement le niveau de vie des ménages.

La sécurité alimentaire est un autre exemple car très souvent les populations adaptent leur culture à la faible disponibilité de l’eau. Leur situation alimentaire s’en trouve affectée, les aliments sont peu variés et souvent infectés par les eaux usées qui servent pour l’arrosage. La production est peu diversifiée et trouve peu de débouchés, ce qui ne permet pas un réel développement économique des zones ou des pays concernés.

Les objectifs 14 et 15 du millénaire pour le développement sont de réduire de moitié le nombre de personnes respectivement sans accès à l’eau potable et sans accès à un réseau d’assainissement. CARE contribue à la réalisation de ces objectifs en consacrant, en 2006, 18 % de son budget à des projets d’eau et assainissement.

CARE mène des programmes d’accès à l’eau et d’assainissement en Côte d’Ivoire, au Togo, au Tchad, au Pérou, à Cuba, au Salvador et en Palestine : construction et réhabilitation de puits, de citernes, de bornes fontaines, de réseaux de traitement des eaux usées... Ces projets améliorent l’état de santé des populations affectées, ils permettent aux filles de retrouver le chemin de l’école. Dans les situations d’urgence, l’eau est également la priorité de CARE. Au Pakistan comme en Asie du sud-est, CARE a fourni de l’eau potable en distribuant des doses de solutions chlorées pour désinfecter l’eau puis en construisant des puits et des latrines.

CARE est une association de solidarité internationale non confessionnelle, apolitique et indépendante. Dans une démarche de développement durable, CARE aide et rend autonomes les plus démunis tout en protégeant leurs droits économiques et sociaux.

 L'accès à l'eau en Palestine : Carnet de voyage - mars 2006

1  Source : « L’eau » de Michel Camdessus, Robert Lafont (2004).