23 mars 2006

Les pluies torrentielles qui s’abattent sur la Bolivie depuis près d’un mois provoquent des inondations et des glissements de terrain, détruisant maisons, champs et infrastructures. Au total, on compte désormais 280 000 personnes touchées par cette catastrophe.

CARE fournit des tentes à près de 8 000 personnes installées dans les camps de Santa Cruz, situés à l’est de La Paz. CARE distribue également des kits d'hygiène, des moustiquaires pour limiter les risques de malaria, des jerricans pour transporter l'eau et a installé des ballons d’eau pour l’eau potable.

© Reuters / David Mercado, courtesy www.alertnet.org

La plupart des communautés pauvres vivant dans les zones rurales comme Potosi, Oruro et La Paz ont perdu presque 70 % de leurs récoltes, à quelques mois seulement des récoltes.

Huit millions de personnes – soit la majeure partie de la Bolivie - dépendent financièrement des revenus de l'agriculture. D’après une enquête menée en 2004, 64 % de la population, y compris la majorité indigène, vit en dessous du seuil de pauvreté. 

Nombreux sont ceux qui ont perdu leur bétail mais aussi des chèvres, des poulets et des canards, emportés par les inondations. Il est nécessaire selon CARE de d’apporter une aide sur long terme pour s'assurer que les familles ne deviennent encore plus pauvres, plus vulnérables, suite à cette catastrophe. 

« Le fait d’avoir perdu leurs récoltes et leur bétail ne rend que plus difficile le travail des communautés à se remettre sur pieds », déclare Barbara Jackson, directrice de CARE en Bolivie. « N’ayant pas les moyens de reconstruire leur vie en campagne, beaucoup ne tarderont pas à migrer vers les villes,  déjà surpeuplées et peu équipées pour accueillir davantage de personnes. C'est pourquoi il est essentiel d’envisager une action sur le long terme pour relancer des activités agricoles et reconstruire ainsi la qualité de vie dont bénéficiaient ces populations avant les inondations ».

© CARE