30 novembre 2006

Un enfant infecté par le VIH/SIDA a besoin de se nourrir deux fois plus qu’un enfant non atteint par la maladie, avertit CARE, tout en soulignant que les aliments nutritifs représentent un élément essentiel pour vaincre le virus dans les pays en voie de développement.

La lutte contre le VIH/SIDA ne pouvant être résolue uniquement grâce aux médicaments, les traitements médicaux doivent être accompagnés de programmes facilitant l’accès à une nourriture saine.

Philippe Lévêque, Directeur général de CARE France déclare : « Il est temps que les gouvernements et les décideurs prennent conscience que la lutte contre le VIH/SIDA et la lutte contre la faim sont inextricablement liées l’une à l’autre dans les pays en développement. Nous avons besoin de davantage de prévention et de traitement contre le VIH/SIDA prenant en compte l’importance de l’accès à une alimentation saineIl est absolument nécessaire de concentrer nos efforts vers les populations les plus vulnérables - qui dans plusieurs pays du monde sont confrontées à la famine et/ou à la malnutrition -  pour freiner la course du VIH. »

Comme le montrent les statistiques de l’ONU cette année, plus des deux-tiers des personnes séropositives vivent en Afrique sub-saharienne, justement là où la famine est un problème chronique. Le rapport de l’ONU sur l’épidémie du VIH/SIDA néglige d’ailleurs l’importance de l’accès à une alimentation saine dans la lutte contre le VIH/SIDA dans les pays les plus pauvres du monde. On sait en effet que les adultes séropositifs demandent jusqu'à trois fois l’apport énergétique des adultes non atteints pour maintenir un poids et un taux d’activité physique normaux.

Le travail de CARE, auprès de 12 millions de personnes atteintes du VIH/SIDA à travers le monde, a également démontré qu’une alimentation saine est essentielle au traitement des malades.

Les personnes malnutries, ou qui n’ont pas accès à une alimentation saine, ont un système immunitaire affaibli. Elles sont donc les plus susceptibles de contracter le virus du SIDA. Certains traitements antiretroviraux ne sont efficaces que lorsqu’ils sont pris avec un repas complet, et pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA, une alimentation saine est tout aussi nécessaire que les traitements médicaux pour prolonger leurs vies.