04 janvier 2007

CARE demande un accès sécurisé pour l’aide humanitaire en Somalie

Nairobi, Kenya - 4 janvier 2007 - Alors que les combats à grande échelle ont cessé en Somalie, CARE et d'autres organisations humanitaires rappellent l’importance d’apporter une aide d’urgence pour sauver des vies, limiter les flux massifs de réfugiés vers les pays frontaliers et empêcher davantage de violence. L’accès humanitaire reste très limité, ne permettant pas aux organisations humanitaires d’apporter de la nourriture et une aide de première urgence aux quelque 1.8 million de personnes touchées par le conflit, mais aussi par la sécheresse et les inondations de fin 2006. CARE lance un appel au Gouvernement Fédéral Transitoire de Somalie afin que la loi et l’ordre soient rétablis rapidement et que la sécurité soit garantie pour les organisations humanitaires afin qu’elles puissent apporter dès à présent un aide d’urgence, mais aussi prévoir une aide sur le long terme.

Photo : © Reuters/STR, courtesy www.alertnet.org

Outre les besoins en nourriture et en abris temporaires, les personnes déplacées ont aussi besoin de soins et d’éducation. CARE a prévu d’intervenir dans les zones de conflit dès que la sécurité sera assurée. Tout au long du conflit, CARE a continué de distribuer de denrées alimentaires et des kits de première nécessité dans les zones où les équipes pouvaient opérer sans risque, comme au nord de Gedo ou dans la province d’Hiran et poursuit également son action au Somaliland et au Puntland.

CARE intervient en Somalie depuis 1981, principalement dans les situations d’urgence : soutien aux réfugiés, construction d’équipements sanitaires, soins primaires, développement de petites entreprises, éducation et agriculture. Depuis la guerre civile de 1991, CARE a déménagé son bureau principal à Nairobi tout en maintenant des bureaux secondaires au Puntland, au Somaliland et au sud de la Somalie.

CARE a démarré ses programmes auprès des réfugiés somaliens en 1991 situés dans des camps à Dadaab, au Kenya. Plus de 30 000 réfugiés supplémentaires ont rejoint ces camps en 2006, portant le nombre de réfugiés à près de 200 000.