05 avril 2007

CARE appelle la communauté internationale à aider les pays en développement à faire face au changement climatique.

5 avril 2007 – Alors que sort aujourd’hui le rapport du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC) - reconnaissant les effets du changement climatique en Afrique, en Asie et en Amérique Latine - CARE appelle les gouvernements du monde entier à aider les populations des pays en développement à faire face aux changements dévastateurs qui se produisent dans leur environnement.

« La parution du rapport du GIEC confirme ce que CARE a constaté dans les pays les plus pauvres du monde », déclare Philippe Lévêque, directeur général de CARE France. « CARE s’inquiète depuis longtemps des effets du changement climatique sur les communautés pauvres avec lesquelles nous travaillons. Les changements se font déjà ressentir et les personnes les plus vulnérables en souffrent. »

CARE soutient également les précédents rapports du GIEC, qui faisaient clairement ressortir que ceux qui ont contribué le moins au changement climatique sont ceux qui en souffriront le plus. CARE demande donc au gouvernement français de soutenir l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

CARE est un réseau international qui intervient dans plus de 70 pays à travers le monde avec pour objectif de réduire la pauvreté et de promouvoir la justice sociale. En tant qu’organisation humanitaire, CARE répond également aux catastrophes naturelles, comme les ouragans, les inondations et les sécheresses, dont la fréquence croît en raison du changement climatique.

Au Kenya, CARE travaille avec des éleveurs dans la région nord-est de la province pour les aider à surmonter la terrible sécheresse qui affecte la région depuis trois ans. Selon Mohammed Qazilbash, Responsable des Programmes d’urgence de CARE au Kenya, la sécheresse a éprouvé plus de 200 000 éleveurs et tué 65 % du bétail, l’un des premiers moyens de subsistance de la communauté.

« Il faudra des années pour que la communauté s’en remette, mais il est à craindre que la prochaine sécheresse frappe plus tôt », précise Qazilbash. « Au fur et à mesure que le changement climatique évoluera, ces communautés auront de plus en plus de difficultés à survivre. CARE répond aux besoins immédiats des victimes du changement climatique, mais un effort concerté est nécessaire pour s’attaquer aux causes fondamentales de ces bouleversements et aider les populations à s’adapter. »

Des initiatives des gouvernements ont, par le passé, permis aux Organisations Non Gouvernementales d’entreprendre des projets novateurs afin d’aider les populations à affronter le changement climatique. Le programme d’adaptation de CARE au Bangladesh par exemple, aide les communautés à se préparer à un accroissement des inondations, de la salinité et d’autres effets du changement climatique. Ainsi plus de 7000 foyers dans 16 communautés rurales du Bangladesh mettent en oeuvre de nouvelles stratégies pour l’agriculture et les activités génératrices de revenus, de sorte que les moyens de subsistance de ces communautés résistent mieux au changement climatique.

« Afin d’obtenir de tels succès à l’avenir, les pays développés doivent affecter des ressources et se fixer des objectifs par le biais de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Le gouvernement français devrait donc intégrer l’adaptation pour les plus vulnérables dans sa politique sur le changement climatique qui, à l’heure actuelle, se concentre sur les problèmes nationaux », indique Philippe Lévêque.

« L’attention portée par le gouvernement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre est certes une avancée positive, mais les pays développés doivent assumer la responsabilité de ce qui se passe dores et déjà dans les pays en développement, continue Philippe Lévêque. « La situation ne laisse pas le choix. »

Pour plus d’information sur le travail de CARE sur le changement climatique : www.care.ca/climatechange

Photo : © CARE / Kate Holt 2006