05 juin 2007

CARE vient en aide

aux populations civiles prises dans la confrontation entre l'armée libanaise et les militants du Fatah al-Islam.

Le combat entre l'armée libanaise et le Fatah al-Islam qui a éclaté le 20 mai dernier, a rapidement pris de l’ampleur et touche particulièrement le camp de réfugiés de Naher Al-Bared. Sur les 28 000 Palestiniens occupant ce camp, 23 000 environ ont déjà fui : quelque 16 000 ont trouvé refuge dans le camp voisin de Al Bedawi, 3 000 sont allés jusqu’à Tripoli et 4 000 autres se sont rendus au-delà de Beyrouth, dans des camps au sud.

CARE s’inquiète de la situation des populations déplacées par le combat et plus encore des 5000 personnes emprisonnées dans le camp. Depuis le début du combat, il n’y a plus d’électricité et une grande partie du système d’alimentation en eau a été endommagée. Le combat se poursuivant, il devient réellement difficile et dangereux d’approvisionner le camp en eau et nourriture. L'entassement des ordures constitue en outre un réel risque de propagation des maladies.

« Les personnes qui se trouvent encore dans le camp sont principalement les personnes âgées, malades, handicapées ou blessées », précise Olivier Braunsteffer, Directeur des Programmes de CARE France. « Nous sommes très inquiets pour leur survie tant qu’aucun corridor humanitaire ne sera assuré pour leur apporter de l’aide. » La situation de ceux qui ont pu fuir est également précaire. Ils sont tous très pauvres et ont trouvé refuge dans d’autres camps palestiniens, tout aussi pauvres, et qui ne peuvent faire face à ce nouvel afflux de population. CARE leur vient en aide en apportant du matériel de première nécessité : matelas, couvertures… « Nous intervenons là en urgence, mais cela soulève à nouveau la question des conditions de vie sur le long terme de ces populations », souligne Olivier Braunsteffer.