10 octobre 2007

Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles

10 octobre 2007 – Suite aux pires inondations qu’ait connu le Ghana, CARE appelle à une meilleure planification des interventions d'urgence et à plus d’efforts en termes de prévention des catastrophes pour protéger les populations des futures crises.

A l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles, CARE met l’accent sur l’importance, pour les pays « à risque » comme le Ghana, d’être mieux préparé pour résister aux futures crises. Une préparation qui passera notamment par la diversification des sources de revenus, la création de silos de semences résistant aux inondations, l’organisation de contingents…

Cet été, les inondations ont provoqué l’effondrement de maisons, balayé les récoltes et tué le bétail dans les régions nord, nord-est et nord-ouest du Ghana. Au nord du pays, les agriculteurs sont confrontés à une lutte économique, à la fois pour reconstruire leur vie et trouver des solutions de survie alternatives avant les prochaines récoltes, c'est-à-dire pas avant juin 2008.

Actuellement, CARE distribue du maïs à 20 communautés – afin d’aider les populations à tenir avant que d’autres rations de nourriture puissent être apportées - et prépare déjà des activités agricoles pour reconstruire les fermes, les jardins, et renouveler le bétail. 

Les inondations ont également eu un impact sur l'éducation.

« La pluie a détruit tous mes livres et je n'ai aucun endroit pour étudier, » explique la jeune Rufine Awanyeka, 15 ans, de Tiemdema (nord-est du Ghana). « Je n’arrive même plus à étudier, tellement j’ai faim. »

Que le réchauffement de la planète soit la cause ou non des inondations de cette année, les Ghanéens ont bien conscience que le climat change. « Quand on leur demande quels sont les plus gros risques auxquels elles sont confrontées, les communautés ghanéennes listent les précipitations accrues, les sécheresses plus longues, et les inondations croissantes », dit Angie Dazé, Conseillère régionale de CARE sur le changement climatique.

Le Panel intergouvernemental sur le changement climatique rapporte que le changement climatique pourrait diminuer de moitié la production de nourriture en Afrique d'ici à 2020, compromettant sévèrement la sécurité alimentaire.

CARE va travailler sur la prévention des catastrophes naturelles et sur les interventions d’urgence avec les communautés de trois régions au nord du Ghana. Le gouvernement Ghanéen a déjà exprimé sa volonté de renforcer la planification des mesures préventives d’urgence au niveau des districts et des régions.

« La prévention des catastrophes naturelle est essentielle si nous voulons réduire la vulnérabilité des populations face à l'impact du changement climatique »,

conclut Angie Dazé.