07 novembre 2007

Lisbonne / 7-9 novembre 2007, Journées Européennes du Développement :

Paris, le 6 novembre 2007

La déforestation dans les zones tropicales et subtropicales contribue entre 18 et 25 % des émissions globales de carbone, juste après l'utilisation de combustibles fossiles.

Bien que le rôle central des forêts dans la lutte contre les changements climatiques ait été reconnu, les projets contre le déboisement et la restauration des forêts ne sont pas éligibles pour gagner des crédits de carbone dans le système européen d’échange de quotas d’émission. Or s’ils l’étaient, ces crédits pourraient être vendus pour financer des projets contre la menace dévastatrice des changements climatiques, tout en soutenant le développement des communautés les plus pauvres.

« Alors que les projets industriels peuvent générer des crédits d’émission de carbone, la gestion durable des forêts et des sols par les populations les plus pauvres, elle, ne peut en générer, ce qui est injuste. », déclare Charles Ehrhart, Coordonnateur « changements climatiques » pour CARE.

« Intégrer la gestion des forêts et des sols dans le système d’échange des quotas d’émission libérerait un vaste potentiel de fonds pour des projets qui non seulement atténueraient les effets des changements climatiques, mais permettraient aussi de réduire la pauvreté, de conserver la biodiversité et de restaurer des écosystèmes en péril », ajoute Charles Ehrhart. « L'Union Européenne rate une opportunité, au détriment des plus démunis. »

En 2010, plus de 50 milliards de dollars devraient changer de mains par le biais des marchés mondiaux du carbone. L'agriculture, la reforestation et d'autres projets de gestion des sols ont déjà utilisé avec succès des ressources financières issues de ces marchés pour soutenir les communautés pauvres et les objectifs des changements climatiques.

« En détruisant les forêts, nous perdons la lutte contre le changement climatique », poursuit Charles Ehrhart. « Les populations vivant en milieu forestier, les communautés et les gouvernements doivent réellement être incités à maintenir et augmenter leur capital forestier – un rôle qui est du ressort de l'Union Européenne. »

En Afrique, en Asie et en Amérique latine, CARE aide les populations à protéger leurs forêts, mais travaille aussi avec les autorités gouvernementales et les communautés pour les restaurer. Par exemple, au Guatemala, CARE participe à la reforestation et ainsi à la réduction des quantités de carbone dans l’air. Cette activité a une valeur marchande, que CARE utilise pour financer des projets visant à préserver l'approvisionnement en eau, à accroître les revenus des populations pauvres ainsi que la production alimentaire et à réduire l'impact des catastrophes naturelles.