04 janvier 2008

4 janvier 2008

– Alors que la violence sévit à travers le Kenya, CARE appelle toutes les parties à trouver une issue pacifique et durable à la crise actuelle. Pour CARE, le Kenya est un modèle de développement économique et de progrès social en Afrique de l’est, la paix est donc une condition essentielle à la préservation de ce statut. Selon des premiers rapports, 100 000 personnes auraient déjà fui en raison de l'instabilité au Kenya. La crise met en danger des populations déjà vulnérables et altère les efforts de développement ayant permis à de nombreux Kenyans d’obtenir autonomie et indépendance.

Photo : © Courtesy www.alertnet.org

Dans les zones rurales fortement touchées, les personnes déplacées sont dans l'incapacité d'accéder à l’aide et aux services nécessaires : alimentation, eau potable, services de santé et abris temporaires. De même, les personnes vulnérables vivant dans les quartiers pauvres gravement touchés ont eux aussi très difficilement accès aux services de base (éducation, santé…).

Si la violence et l'instabilité perdurent, CARE craint que les conséquences humanitaires sur le long terme soient préjudiciables à la population du Kenya et se traduisent par un recul en termes de développement et de progrès.

Pour des raisons évidentes de sécurité, les équipes de CARE à Nairobi et à Kisumu ont suspendu leur activité. Elles continuent néanmoins de suivre de près la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays et envisagent la reprise des opérations à partir du 7 janvier prochain.

CARE, partenaire clé du HCR et du PAM, continue d’apporter les services essentiels (eau, hygiène, alimentation, éducation, services de développement communautaire) aux quelque 175 000 somaliens principalement réfugiés dans les camps de Dadaab situés le long de la région frontalière avec la Somalie. CARE continue également à relier les petits agriculteurs de l’est du Kenya aux marchés de légumes nationaux et internationaux.