01 février 2008

1er février 2008

- L'isolement de Gaza provoque le démantèlement de l'économie et de graves souffrances pour les Palestiniens. Ces derniers ne sont plus en mesure de gagner leur vie et leur dépendance à l’aide humanitaire s’accroît. CARE demande instamment au Gouvernement Français d'affirmer clairement sa condamnation du blocus de Gaza par Israël et des violations du droit international humanitaire qui en découlent. Dans le même temps, CARE condamne la poursuite des tirs de roquette du Hamas sur les civils israéliens.

Le blocus de Gaza a entraîné la coupure de l’électricité dans les maisons mais aussi dans les hôpitaux et les usines. Le manque de carburant a également paralysé le traitement des eaux usées et l’approvisionnement en eau. 30 000 m² d'eaux usées non traitées se sont écoulées dans la Méditerranée menaçant alors l'aquifère côtier et endommageant aussi les côtes égyptiennes et israéliennes. En outre, les hôpitaux sont en rupture de médicaments, empêchant les enfants de bénéficier des traitements de base.

Dans cette situation humanitaire catastrophique, les restrictions sur les déplacements et le maintien de la fermeture des principaux points de passage ont entravé la capacité de CARE à répondre au mieux aux besoins des populations.

CARE condamne l'usage de la violence par toutes les parties ainsi que les mesures prises contre les civils, notamment les enfants

 : 56 % de la population de Gaza est âgée de moins de 18 ans.

« La poursuite du blocus ne fera qu’augmenter les souffrances des Palestiniens et contribuer à la détérioration des conditions nécessaires à une résolution durable du conflit », dit Philippe Lévêque, Directeur de CARE France. « La décision d'Israël d’autoriser des transferts limités en pétrole et en fournitures humanitaires de base ne soulage que partiellement et de manière temporaire la crise humanitaire dans la bande de Gaza, et ne peut pas garantir la sécurité à long terme recherchée par Israël ».

CARE veut construire un monde d'espoir, de tolérance et de justice sociale : le blocus doit prendre fin immédiatement et le dialogue doit reprendre entre toutes les parties.