11 février 2008

TCHAD : l’instabilité du pays menace la survie des réfugiés

8 février 2008

– Pour CARE, le retour à la stabilité à N'Djamena est vital pour la centaine de milliers de réfugiés à l'est et au sud du Tchad. « La ville de N'Djamena est un passage obligé pour acheminer les vivres dans les camps de réfugiés. Elle est donc stratégique pour toutes les activités d’aide d’urgence que CARE mène au Tchad. », déclare Nicolas Palanque, directeur de CARE au Tchad.

N'Djamena est une ville clé pour mettre en œuvre les opérations d’aide, puisque l'approvisionnement pour les camps de réfugiés et de déplacés se fait notamment au Niger, au Cameroun ou au Nigéria, et transite, pour l’essentiel, par N'Djamena. En attendant que de nouvelles voies d’accès soient ouvertes pour permettre l'accès vers l'est, la capitale reste un carrefour stratégique.

Au Tchad, CARE vient en aide à de 60 000 réfugiés soudanais et de 14 000 déplacés tchadiens dans les régions reculées à l'est. CARE vient également en aide à quelque 30 000 réfugiés centrafricains au sud. Les programmes de CARE auprès de ces populations n’ont pas été interrompus par la crise, en dépit de l'incertitude qui règne dans le pays.

Malgré les perturbations dans la capitale, aucun problème n'a été signalé dans les camps. Selon CARE, les stocks actuels permettront de subvenir pendant un mois seulement aux besoins des réfugiés et déplacés. Les marchés dans la capitale reprennent peu à peu leur activité, mais on constate déjà une pénurie de produits de base, en raison des cinq jours de paralysie de toutes les activités dans la ville.

« Petit à petit, la vie semble revenir à la normale, mais il y a encore beaucoup à faire pour qu’il n’y ait pas de conséquences sur le long terme. L’équilibre est très fragile», dit Nicolas Palanque.

Photo : © Josh Estey / CARE