20 mars 2008

Dans la région de Tombouctou, au Mali, CARE apporte une réponse aux problèmes récurrents d’accès à l’eau et aux pâturages vécus par les éleveurs nomades. A terme, l’action de CARE permettra de réconcilier les communautés nomades et les populations sédentaires de la région. Ce projet – Puits pour la Paix Tombouctou – de 1 000 000 d’euros, est financé à 75 % par l’Union Européenne.

Un contexte particulier. Tombouctou, qui représente 40 % du territoire national, est la plus vaste région du Mali. Sa population de 600 000 habitants, est composée de différents groupes ethniques sédentaires et nomades. 20 % ont un mode de vie pastorale caractérisé par un élevage extensif axé sur le nomadisme comme technique de production. La zone des lacs, au sud-est de Tombouctou, est une zone de transit pour les éleveurs mobiles qui réunissent leurs troupeaux sur les pâturages autour des puits pastoraux, du début de la saison sèche jusqu’à la fin des récoltes. Les puits, pour la plupart très usés, ont un débit très faible. La transhumance, à la fois désordonnée et  déséquilibrée entraîne des conflits fonciers et le surpâturage.

Une population ciblée. CARE a identifié près de 87 000 personnes qui n’ont pas accès à l’eau ou qui ont perdu leur cheptel, et sont donc impliquées dans les conflits liés à la gestion des ressources pastorales.

Janvier 2008 : démarrage des activités du projet. CARE met en place des comités de gestion composés des leaders traditionnels, de représentants des groupes ciblés (jeunes bergers, bergers/ouvriers pastoraux, femmes). CARE commence la réhabilitation et le forage de puits en collaboration avec ces comités de gestion. Pour renforcer les organisations et institutions locales, CARE forme du personnel, notamment sur la gestion des ressources naturelles autour du lac Télé. CARE dispense également des formations, en matière d’hygiène et d’assainissement, aux femmes et aux jeunes.

Des objectifs concrets.

► Une gestion équitable, efficace et concerté des ressources naturelles aura comme effet immédiat la réduction des conflits communautaires entre pasteurs nomades et agriculteurs sédentaires.

► Une meilleure disponibilité et utilisation de l’eau et des pâturages dans la zone pastorale grâce à  au moins 20 sites réhabilités.

► 50 organisations communautaires auront la capacité de participer et de défendre les intérêts.

► Les populations nomades auront intégré les comportements adaptés aux pratiques d’hygiène et d’assainissement.