20 juin 2008

20 juin 2008

– Depuis 2003, plus de 230 000 Soudanais sont arrivés à l’est du Tchad, obligés de fuir le conflit du Darfour. 66 % d’entre eux, dont la majorité sont des filles, ont moins de 17 ans.

Aller chercher du bois pour cuisiner est le rôle traditionnel des femmes. Mais plus les années passent et plus elles doivent aller loin pour en trouver : de dix à vingt cinq kilomètres de leur camps. Loin de leurs abris de fortune, la violence qu’elles subissent est malheureusement une réalité trop courante. Beaucoup de ces filles se font violer, battre et même tuer.

Pour diminuer les risques auxquels les femmes sont confrontées, CARE apprend aux femmes à construire des foyers améliorés en banco (briques de terre battue) et à utiliser les cuisinières solaires qui leur sont distribuées. CARE apporte ainsi des solutions alternatives pour la cuisine, grâce auxquelles les besoins en bois sont nettement moins importants et les voyages dangereux moins nombreux. « Désormais, grâce au foyer en banco, il me suffit d’aller chercher du bois deux fois par mois au lieu de quatre à six fois. Auparavant, j’utilisais six morceaux de bois par jour. Aujourd’hui, trois suffisent. », raconte une femme du village d’Ambilien.

CARE aide également les femmes réfugiées à subvenir seules à leurs besoins et être ainsi indépendantes financièrement par le biais de formations professionnelles basées sur leurs compétences. CARE dispense à ces femmes des formations en cuisine, charpenterie, fabrication du savon, travail des métaux. Grâce à leurs nouvelles compétences, les femmes ont un salaire qui leur permet d’aider leurs familles et de réduire leur dépendance financière envers les hommes de la communauté.

« Etre une femme réfugiée ne veut pas dire être impuissante et dépendante des autres. Ces femmes peuvent provoquer un changement et apporter l’espoir pour leurs familles, leurs communautés et elles-mêmes. », explique Philippe Lévêque, directeur de CARE France.