12 août 2008

3-8 août 2008, Mexico - XVIIe Conférence internationale sur le SIDA

Alors que la XVIème Conférence Internationale sur le SIDA touche à sa fin, CARE réaffirme la nécessité d’améliorer la prévention contre le VIH/SIDA, notamment auprès des femmes et des populations les plus vulnérables.

Depuis quelques années, des financements importants ont permis aux populations pauvres, vivant dans les pays et les communautés durement touchés, d’accéder aux antirétroviraux. Ce traitement a permis à de nombreuses personnes infectées par le VIH/SIDA de vivre plus longtemps. Malgré tout, les ressources nécessaires pour la prévention contre les nouvelles infections restent insuffisantes.

« Le fait que 3 millions de personnes, dans les pays en développement, reçoivent des antirétroviraux est, en soit, un miracle », précise Madhu Deshmukh, directrice de la section VIH/SIDA de CARE. « Mais le traitement ne suffit pas. Il est capital de ralentir la propagation des nouvelles infections. C’est peut-être le défi le plus difficile à relever car de nombreux facteurs sont à prendre en compte pour changer les comportements humains et les normes sociales. »

Le combat de CARE contre l’épidémie du VIH/SIDA, dans 40 pays, est basé sur les 60 années de combat contre les causes profondes de la pauvreté. Pour CARE, les actions entreprises pour traiter l’épidémie du SIDA doivent aller de pair avec les autres projets tels que le combat contre la discrimination sexiste, l’accès à une alimentation nutritive et à l’eau potable et l’amélioration de la qualité de l’éducation. La prévention contre le VIH/SIDA doit être intégrée aux programmes de santé globaux, incluant le planning familial.

« Pour les personnes qui vivent avec un dollar ou moins par jour, leur survie immédiate est plus importante que le risque, sur le long terme, de contamination par le VIH/SIDA », explique Madhu Deshmukh. « Les nouvelles crises telles que les pénuries alimentaires et la hausse des prix du carburant vont replacer la pauvreté dans les plans d’actions prioritaires. Mais cela ne veut pas dire que le combat contre le VIH/SIDA doit perdre de son importance. Si nous combattons la pauvreté, nous combattons le SIDA. »

Orianne Boyer, responsable des programmes santé de CARE France, est disponible pour des interviews.

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