17 novembre 2008

Les restrictions d’accès à la bande de Gaza, imposées au personnel palestinien et international par les autorités israéliennes, entravent sérieusement le travail vital des organisations humanitaires internationales et des agences de développement dans cette zone. Les programmes d’urgence, chargés de s’assurer que la population de Gaza a accès à de l’eau potable et à des services de traitement des eaux usées, ainsi qu’à de vrais soins médicaux et à suffisamment de nourriture, sont ainsi freinés par les autorités israéliennes. Cela empêche les humanitaires d’agir pleinement et librement alors que le pouvoir d’occupation ne respecte pas ses devoirs en n’assurant pas le bien-être de la population, comme le prévoit la loi humanitaire internationale.

Pour assurer la qualité, les délais d’approvisionnement et la durabilité de services qui sont essentiels pour faire face aux conséquences humanitaires entraînées par le blocus de Gaza, les agences humanitaires internationales et de développement, qui travaillent avec des partenaires locaux, doivent pouvoir entrer et sortir de la bande de Gaza en urgence et dans des délais raisonnables.

Ces dernières semaines, les restrictions d’accès à Gaza se sont rapidement renforcées. Les délais de traitement des demandes d’entrée sont plus longs, tandis que les horaires de passage à Erez sont réduits. En effet, depuis le 2 novembre 2008, ceux-ci passent de 60 à 45 heures par semaine pour le personnel des agences humanitaires internationales, des agences de développement et des Nations Unies. Depuis que la trêve a été rompue des deux côtés, ces restrictions sont encore plus sévères. Même après accord préalable des autorités israéliennes, le délai d’attente à Erez est souvent considérable, en particulier pour le personnel local palestinien. Les autorités israéliennes ne délivrent pas de confirmation écrite détaillant leurs décisions, ce qui a pour conséquence d’allonger encore ces délais. Ces conditions toujours plus strictes ont pour effet d’aggraver la punition collective qui pèse sur les 1,5 million d’habitants de Gaza.

Les agences humanitaires internationales et de développement demandent au gouvernement israélien, ainsi qu’aux leaders et aux hauts fonctionnaires de la communauté internationale d’assurer qu’un système transparent et responsable soit mis en place, dans le but de permettre aux humanitaires d’accéder librement à la bande de Gaza, afin de pouvoir apporter des services essentiels de qualité, efficaces et durables aux personnes qui en ont besoin. Les autorités israéliennes doivent prendre des mesures urgentes pour que soient mises en place des procédures simples et claires, qui n’encombrent pas les agences de démarches administratives. L’objectif est de permettre au personnel international et palestinien des organisations humanitaires et des agences de développement d’entrer et de sortir de Gaza sans restriction. Il faut des procédures écrites ainsi qu’une assistance claires afin que l’accès libre des humanitaires à la bande de Gaza soit pleinement garanti, comme le prévoit la loi humanitaire internationale.

Acción contra el hambre (Espagne)
Agency for Technical Cooperation and Development (ACTED)
Anera
Austcare
CARE
COOPI (Cooperazione Internazionale)
DanChurchAid-Palestine
Diakonia
Gruppo di Volontariato Civile
Handicap International
MercyCorps
Medical Aid for Palestinians UK
Mundubat
Norwegian People's Aid - Palestine
Oxfam International
The Palestine Solidarity Association of Sweden
Première Urgence
Relief International
Solidaridad Internacional
War Child Holland
World Vision International