25 novembre 2008

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

© CARE / Elisabeth Roesch

Il y a 15 jours, CARE vous alertait sur la situation des femmes en RDC. A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre prochain, CARE renouvelle son inquiétude. Les violences sexuelles en RDC ont atteint « des proportions épidémiques », et la nouvelle vague de combats augmente considérablement le risque pour des dizaines de milliers de femmes et jeunes filles.

Entre juin et septembre 2008, plus de 3500 cas de violences sexuelles pour le seul nord-Kivu - soit près de 400 par mois ont été recensés.

« Nous savons que le viol est généralement « sous-déclaré », et nous pensons que ce chiffre est encore très loin de refléter la réalité – qui elle est inimaginable », a déclaré Elisabeth Roesch, Chargée du Plaidoyer et du Genre de CARE RDC. « Les femmes ne viennent pas vers nous par peur du rejet, des représailles, ou en raison de la persistance de l'insécurité. Elles ont besoin de sécurité, de soins médicaux, de soutien et d'encouragements, ce qui est aujourd’hui en manque crucial en RDC. »

Le conflit actuel en RDC a créé l'une des plus effroyables guerres envers les femmes dans le monde. Le viol est devenu un outil de guerre, de propagation du VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles, il détruit des familles et traumatise les femmes qui sont attaquées, et leurs enfants qui sont souvent témoins de cette violence ou qui sont eux-mêmes attaqués.

« Les violences sexuelles ont atteint des proportions épidémiques dans le nord-Kivu », a déclaré Elisabeth Roesch. « Il s’agit de femmes qui souffrent déjà depuis longtemps. Les combats et les déplacements de population durent depuis des mois. Leur capacité à faire face est sur le point d’atteindre sa limite, et les poussent au bord du gouffre ».

« Il a été dit qu’il était plus dangereux d'être une femme qu’un soldat en RDC en ce moment – c’est on ne peut plus vrai. Ce n'est pas seulement un problème pour aujourd’hui. Le viol laisse un héritage à vie. »

Dans la région particulièrement touchée de Birambizo, au nord-Kivu, CARE vient de mettre en place un nouveau projet et apporte aux femmes, victimes de violence, une assistance médicale, un soutien psychosocial, et travaille avec les communautés pour aider les femmes à retrouver leur ancienne vie.

En outre CARE vient en aide aux personnes déplacées par le conflit.

Les programmes d’urgence de CARE répondent aux besoins de 2 700 personnes qui se sont réfugiées dans les églises et les écoles de Goma et qui n'ont pas de nourriture, pas d’eau potable, pas d'abri, ni de soutien médical. CARE leur distribue des kits d’urgence contenant des articles d'hygiène, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des bâches en plastique et des jerricans pour stocker l’eau potable.

CARE peut mettre à votre disposition des images et des photos des actions de CARE en RDC et arranger des interviews avec Elisabeth Roesch (francophone) ou Sébastien Pennes (français), directeur adjoint de CARE en RDC. Nous vous invitons également à lire le bouleversant témoignage de Maria, qui s’est confiée à notre équipe sur place, ainsi que le témoignage d'Elisabeth Roesch.

Contact presse :

Alexandra Banget-Mossaz, Responsable de la Communication

Mail : banget-mossaz@carefrance.org - Tél : 01 53 19 89 92

Présent en RDC depuis 2002, CARE mène des programmes de santé et de nutrition, de protection de l'environnement, et de bonne gouvernance.