07 mai 2009

Sri Lanka : l’accès à l’eau et à l’assainissement est critique.

© CARE / Melanie Brooks

Alors que les autorités gouvernementales, l'ONU et les agences humanitaires se préparent à accueillir la deuxième vague de civils provenant de la zone de conflit, l'accès à l’eau et à l'assainissement reste extrêmement limité dans les camps déjà mis en place.

L'organisation dans les camps de Vavuniya s'est améliorée depuis les quelques jours qui ont suivi l’exode massif de 120 000 personnes il y a plus de deux semaines.

Dans l’urgence, des tranchées provisoires pour les toilettes ont été creusées, mais celles-ci doivent au plus vite être remplacées par des latrines afin d’empêcher la diffusion de maladies et d’assurer l'assainissement dans les camps. Bien que CARE et d'autres agences installent des solutions d’accès à l’eau, les besoins sont encore loin d’être satisfaits, en particulier à l’approche de la saison sèche.

Un premier financement international a été rendu disponible lorsque les combats se sont multipliés en Janvier, mais les besoins ont considérablement augmenté du fait que la population dans les camps a presque triplé en un peu plus de deux semaines.

« Il y a plus de 186,000 personnes déplacées maintenant qui ont réussi à rejoindre les camps. Jusqu'à ce qu’elles puissent renter chez elles, un financement à long terme sera nécessaire pour répondre à leurs besoins, » explique Nick Osborne, le directeur de CARE au Sri Lanka, de retour de mission à Vavuniya.

« Les civils fuient depuis des mois, ils ont fait face à des épreuves difficiles, survivant avec très peu de nourriture et d’eau. Nous devons nous assurer que dans ces camps, les personnes aient accès à de la nourriture, de l'eau potable et à l'assainissement. Il est urgent que nous obtenions davantage de financements pour répondre à ces besoins, et pour se préparer à la seconde vague de personnes provenant de la zone de conflit ».

Des dizaines de milliers de civils sont toujours pris au piège dans la zone de conflit sur une bande de terre minuscule le long de la côte, et devraient s’enfuir dès que le Gouvernement lancera sa dernière offensive contre le LTTE (Tigres de libération de l'Îlam tamoul).

CARE lance un appel à dons pour répondre à l’urgence mais aussi pour financer, sur le long terme, la reconstruction des maisons, des infrastructures et des services sociaux et des moyens de subsistance.

CARE, présent au Sri Lanka depuis 1950, a une longue expérience avec les communautés affectées par les affrontements qui sévissent depuis 25 ans au nord et à l’est du pays. Tout au long de ce conflit, CARE y a mené des projets de production alimentaire, de réhabilitation des infrastructures, d’épargne-crédit, d’activités génératrices de revenus ainsi que des programmes d’urgence (abris, accès à l’eau et aux installations sanitaires).

Contacts presse :

Alexandra Banget-Mossaz (Paris)

Tel : +33 1 53 19 89 92

Mail : banget-mossaz@carefrance.org

Melanie Brooks (Colombo)

Tel : +94 773 205105

Mail : brooks@careinternational.org