15 mai 2009

Pakistan : CARE apporte une aide d’urgence aux déplacés dans la vallée de Swat.

© REUTERS/Faisal Mahmood, courtesy www.alertnet.org

Au Pakistan, plus de 500 000 personnes ont déjà fui les combats opposant les talibans aux militaires. Comme toujours, ce sont les femmes et les enfants les plus affectés. On attend encore des milliers de nouveaux déplacés dans les jours qui viennent. « Ils n’ont pour seuls vêtements que ceux qu’ils portaient lorsqu’ils ont fui », s’exclame Zahid Mahmood, coordinateur des urgences de CARE au Pakistan.

Les camps de réfugiés manquent sévèrement de personnel médical féminin, or les femmes et petites filles sont peu enclines à recevoir des soins dispensés par un personnel médical masculin.

« Nous avons besoin d’abris ainsi que de biens de première nécessité, en particulier destinés à l’hygiène des femmes », explique Daw Mohamed, directeur adjoint de CARE au Pakistan. « Parmi les dizaines de milliers de personnes qui ont fui les violences du nord-ouest du pays beaucoup sont blessées. Mais pour la plupart d’entre elles, accéder à des soins médicaux est très difficile ».

Ces derniers jours, plus de 485 000 nouvelles personnes déplacées ont été recensées, dont 15% ont trouvé refuge dans des camps. Elles n’ont pas de ressources et par conséquent ne peuvent pas utiliser les transports afin d’accéder aux services médicaux de la région ou des alentours. En collaboration avec les associations partenaires locales, CARE distribue également des tentes, ainsi que des matelas, des ustensiles de cuisine, des châles, des kits d’hygiène et des moustiquaires à un millier de familles déplacées dans les régions de Mardan et Swabi. CARE prévoit de porter assistance à 1000 foyers (60 000 personnes) en leur fournissant un abri, du matériel d’urgence, des soins médicaux, de l’eau et des infrastructures sanitaires, ainsi qu’une aide psychologique.

« La plupart de ces personnes souffrent déjà de traumatismes dûs aux fusillades et aux bombardements auxquels ils ont survécu. Les enfants sont maintenant terrifiés quand un son bruyant retentit, comme celui que font les hélicoptères et les avions en survolant les camps », souligne Daw Mohamed.

Des centaines de milliers de personnes sont accueillies par des familles de la région, et les autorités tente déjà de maximiser les capacités d’accueil afin loger l’afflux d’arrivants. Les camps existants n’ont pas la capacité d’accueillir les 500 000 personnes qui, selon les Nations Unies, seront peut-être à terme déplacées à cause des affrontements. Pour la plupart, les déplacés pakistanais n’ont pu prendre avec eux aucun bien d’équipement de base, tels que des vêtements, couchages, produits d’hygiène, casseroles, poêles ou assiettes. L’accès à l’eau reste un problème : bien que des camions-citernes fournissent de l’eau aux camps, cet approvisionnement se fait de manière inadéquate et irrégulière. Par ailleurs, la plupart des camps manquent d’infrastructures sanitaires satisfaisantes et appropriées.

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