18 juin 2009

Journée mondiale des réfugiés : nécessaire prise en charge des traumatismes psychologiques. L’exemple du Pakistan.

© CARE / Muhammad Zahir Yusafzai

Le conflit qui fait rage au nord-ouest du Pakistan a non seulement obligé plus de    2,5 millions de personnes à fuir leur domicile, mais laisse 70 % d’entre elles gravement traumatisées.

Les médecins qui soignent les personnes déplacées affirment qu’un grand nombre souffrent de troubles post-traumatiques. « Ces personnes ont perdu leur foyer et ont vécu des situations d’une violence atroce. Il ont besoin d’une aide psychosociale de toute urgence, » explique Hasan Mazumdar, directeur de CARE au Pakistan.

Les organisations humanitaires travaillent dans des conditions difficiles pour répondre aux besoins des personnes déplacées qui font face à des maladies, notamment celles liées à l’eau. Cependant les maladies physiques ne constituent qu’une partie du problème, souligne le Dr. Jawad Ali du Secours Islamique, l’un des partenaires locaux de CARE dans la région de Mardan.

 « Nous examinons à peu près 200 patients par jour. 70 % d’entre eux, principalement des femmes et des enfants, souffrent de troubles mentaux résultant des bombardements et de la vague de destructions auxquels ils ont assistés » explique Jawad Ali.

Selon Hasan Mazumbar, un grand nombre de survivants devront vivre avec des troubles psychologiques toute leur vie. Les personnes déplacées évitent de parler de ce dont ils ont été témoins dans leur village. « Un garçon de sept ans est resté muet pendant trois semaines » rapporte-t-il. « Un autre, de cinq ans, pleure dès qu’un avion ou un hélicoptère vole au-dessus de lui. Il a peur d’être tué comme son frère aîné. »

« CARE lance un appel aux dons pour équiper des cliniques mobiles qui apporteront les soins de première nécessité et un soutien psychosocial aux femmes et enfants » explique Hasan Mazumdar. « Si l’on n’aide pas ces enfants à faire face à leurs traumatismes émotionnels, ils risquent de souffrir toute leur vie sur le plan psychologique. Il est plus facile de reconstruire des maisons que de « se reconstruire ». La prise en charge des déplacés ne doit pas être uniquement matérielle mais aussi psychologique, » poursuit-il.

Rick Perera (francophone), attaché de presse pour CARE, est actuellement à Islamabad au Pakistan et disponible pour des interviews.

Contacts presse :

Rick Perera (Islamabad): +92 51 2855 924 / +92 307 507 7736

Annie Leroy (Paris): Tél : +33 1 53 19 89 96 / Mail : leroy@carefrance.org

Alexandra Banget-Mossaz (Paris) : Tél : +33 1 53 19 89 92 / Mail : banget-mossaz@carefrance.org

> Télécharger le communiqué de presse