29 octobre 2009

Interview de Cyrielle Clair, actrice française et marraine de CARE France.

Pourquoi soutenez-vous CARE France ?

Toutes les associations qui font appel à la solidarité entre les êtres sont louables et il faut se réjouir qu’elles existent. Néanmoins on a parfois l’impression en participant à des aides humanitaires de verser des gouttes d’eau dans le désert… Avec CARE c’est différent, parce que CARE a un plan d’action qui vise le développement durable !

Je pense qu’il est important de traiter les causes, afin de contrôler les conséquences. Pour moi, si un être humain a un besoin vital de se nourrir et de se soigner, il est aussi indispensable qu’il ait accès à l’éducation, c’est son seul espoir de progresser.

Justement, le 20 novembre prochain c’est le 20e anniversaire de la Convention des droits des enfants. C’est un sujet pour lequel vous vous impliquez tout particulièrement.

Oui, en effet, il faut continuer de militer en faveur de ces droits fondamentaux car malheureusement l’exploitation des enfants demeure une réalité bien présente. J’ai pu le constater lors de ma visite dans les bidonvilles de Dacca, la capitale du Bangladesh, à l’occasion d’une mission pour CARE.

Des millions d’enfants dès le plus jeune âge sont traités comme des esclaves. Certains ont à peine cinq ou six ans. Ils sont maigres et fragiles, affaiblis par la malnutrition et doivent survivre au milieu de déchets qu’ils disputent aux animaux. Alors pourquoi vouloir les faire travailler comme des esclaves ? Pourquoi eux, de si jeunes enfants ? Parce qu’ils sont agiles et habiles. Bien entendu, ils sont très peu payés mais ces enfants n’ont pas d’autres choix que de travailler, leurs parents étant trop pauvres pour les nourrir.

CARE a un programme pour aider les familles les plus démunies : en leur donnant la possibilité de créer une petite unité artisanale ou un petit commerce, elles peuvent se nourrir et nourrir leurs enfants. Les enfants qui ne sont plus obligés de travailler peuvent bénéficier des programmes éducatifs de CARE. La plupart vont pour la premières fois à l’école et j’ai pu voir leur joie d’apprendre. Cet enseignement est leur vraie richesse, un sésame pour briser enfin le cycle infernal de la pauvreté.

A côté de votre engagement pour CARE et les droits des enfants, vous avez une actualité chargée.

Oui, depuis le 9 septembre, je suis sur scène tous les soirs, au théâtre des Mathurins à Paris dans une pièce de René de Obaldia intitulée « Grasse matinée » et mise en scène par Thomas Ledouarec avec Marie le Cam.

La pièce est drôle, cocasse même, tout en étant profonde, philosophique, métaphysique et poétique. Y sont abordés les thèmes de la vie, de la mort, de l’après, de la solitude, de la tolérance, de la peur, de la confiance, de l’espoir, de la croyance.

Nous sommes dans un au-delà joyeux, mystérieux, lumineux …

Plus d’informations :

www.theatremm.com

www.grassematinee.fr

cyrielleclair.com