19 mars 2010

22 mars 2010 : journée mondiale de l'eau. La scolarisation des filles passe par l'accès à l'eau.

© François Rophé

CARE apporte une réponse au problème d’accès à l’eau dans les écoles rurales et contribue ainsi à lutter contre la déscolarisation dans trois grandes régions du Maroc : le Grand Casablanca, l’Oriental au nord-est du pays et El Haouz au sud-est de Marrakech.

Un contexte méconnu.

La grande majorité des écoles primaires rurales marocaines souffrent de conditions d’hygiène et de salubrité très dégradées. Selon le Conseil Supérieur de l’Enseignement marocain, 76,5 % des écoles ne sont pas raccordées au réseau d’eau, 73 % sont dépourvues de toilettes et 75 % ne bénéficient pas d’assainissement des eaux usées.

La situation sanitaire des enfants et le déroulement de leur scolarité sont très perturbés par cet état de fait. Les filles en particulier sont pénalisées au point que leurs familles hésitent à les envoyer à l’école dès qu’elles atteignent la pré-adolescence.

Une population ciblée.

En coordination avec les autorités nationales, CARE a ciblé en priorité les écoles primaires. Au total, 23 petites écoles rurales, soit environ 2700 élèves, bénéficieront de meilleures conditions de scolarité et d’hygiène.

2008 : démarrage des activités.

CARE alimente les écoles en eau, réhabilite ou construit des toilettes et installe des lavabos. CARE met en place des fosses septiques et des systèmes d’infiltration pour l’assainissement des eaux usées. Toutes ces activités sont conçues en partenariat avec les autorités telles que les académies et délégations locales de l’éducation, les agences de bassin, les fournisseurs locaux d’eau potable, les communes etc. Pour les travaux d’infrastructures, CARE a recours à des matériaux à faible coût et disponibles localement. CARE sélectionne et forme des artisans locaux à la réalisation et à l’entretien des systèmes d’assainissement. CARE organise des activités de sensibilisation des élèves, enseignants et parents sur l’hygiène et la préservation de l’eau et de l’environnement.

Des résultats encourageants.

Les activités achevées jusqu’à présent ont montré à quel point l’amélioration des conditions de scolarisation créée une dynamique favorable à la motivation tant des enfants scolarisés que des enseignants et des parents. « L’accès à l’eau contribue non seulement à améliorer l’hygiène et la santé, mais devient aussi un facteur de développement dans l’accès à l’éducation, en particulier celui des jeunes filles », souligne Tarik Maaroufi, coordinateur régional des programmes de CARE au Maroc.

Ces projets, d’un montant global de 4,2 millions de Dirham / 378 000 € sont financés par la Fondation Stavros Niarchos, le Syndicat Intercommunal d’Assainissement de Valenciennes, Maphar S.A. (filiale marocaine de sanofi-aventis), l’USAID (Agence américaine pour le développement international), la Fondation Coca Cola pour l’Afrique, les donateurs de CARE ainsi que des contributions locales (Commune d’Oulad Saleh, Agence de Bassin Hydraulique de la Moulouya). La Fondation Abbé Pierre vient également d’accorder son soutien pour un projet à démarrer très prochainement.

Contacts presse :

Alexandra Banget-Mossaz (France)

+33 (0)1 53 19 89 92, 06 78 30 99 36

banget-mossaz@carefrance.org

Bruno Méric (Maroc)

(+212) 6 77 31 26 71

meric@caremaroc.org