11 mars 2011
© CARE

Selon la Ligue libyenne des droits de l’homme, le conflit armé opposant le peuple libyen au régime Kadhafi a fait plus de 6 000 morts.

Accusés d’avoir provoqué les soulèvements en Libye, des milliers de travailleurs étrangers tentent de fuir les combats ainsi que d’éventuelles représailles. 170 000 personnes ont déjà fuit le pays par l’Egypte, la Tunisie et le Niger.

Face à cet afflux de personnes important, les frontières libyennes sont totalement engorgées :

• A la frontière tunisienne, où la situation est la plus critique, 115 000 personnes ont traversé la frontière dont 19 000 tunisiens. Plus de 17 000 réfugiés sont encore dans les camps, 83% d’entre eux sont bangladais. Leur évacuation se fait au compte goutte. Au 11 mars, seuls 5 200 bangladais avaient été évacués.

• A la frontière nigérienne, des milliers de personnes originaires d’Afrique Subsaharienne (Tchad, Niger, Sénégal, Burkina-Faso, etc.), considérées comme des sympathisants au régime Kadhafi, fuient le pays. A cause de ces départs précipités, elles atteignent la frontière sans ressources ni biens.

Seuls les 70 000 égyptiens, qui ont franchi la frontière entre la Libye et l’Egypte, ont été rapidement transportés vers leur ville d’origine.

Pour répondre à cette situation de crise, la communauté internationale se mobilise.

Les organisations gouvernementales (Commission Européenne, les Nations Unies, etc.) ont débloqué près de 100 millions de dollars afin de fournir des aides médicale et alimentaire, des abris et des biens non alimentaires pour les libyens et les réfugiés.

CARE a envoyé une équipe aux frontières tunisienne et égyptienne, afin de mener deux missions exploratoires. Au terme de ces deux semaines d’évaluation, l’équipe, comptant parmi elle Janette Farjallah, d’origine tunisienne et auditrice interne chez CARE France, pourra décider quelles solutions concrètes et efficaces apporter à cette crise humanitaire.