17 juin 2011
Lois Robinson / CARE

Le 11 mars dernier, un séisme de 9.0 sur l’échelle de Richter a secoué la côte-est du Japon et provoqué un important tsunami qui a dévasté 190 kilomètres de la côte. Le constat officiel fait état de 15 000 victimes, et 9 000 personnes sont encore portées disparues.

3 mois après la catastrophe, des problèmes majeurs portant sur le logement, les moyens de subsistance, l’éducation, l’accès à l’eau courante et le traumatisme psychologique des rescapés restent toujours d’actualités.

Ainsi, plus de 100 000 personnes vivent toujours dans des centres d’évacuation (écoles, gymnases…). Le gouvernement japonais a prévu de leur fournir, d’ici la fin de l’été, des abris temporaires pour une durée de 2 ans. Une fois dans leur abri, ces personnes devront retrouver leur autonomie financière pour se procurer leur propre nourriture tout en épargnant pour l’avenir, quand le moment sera venu de quitter l’abri.
Cependant, parmi ces survivants, de nombreuses personnes sont propriétaires d’entreprises ou issus des communautés côtières, et dépendent fortement des activités maritimes. Mais la plupart des bateaux, magasins et équipements ont été détruits avec la catastrophe et la population est inquiète.

Dans ces zones affectées, les survivants ont également subit des traumatismes émotionnels forts, fruits des répliques sismiques quotidiennes, des incertitudes liées au futur et de la menace persistante que représente la centrale nucléaire endommagée. CARE s’est ainsi attaché à assurer un soutien psycho-social à près de 1 300 personnes, majoritairement des personnes âgées.

Beaucoup de chemin reste à parcourir et CARE restera aux côtés des japonais pour les soutenir et les aider à surmonter cette catastrophe.

> Découvrez le détail de l’intervention de CARE au Japon depuis le tsunami
> Lisez le témoignage de Lois Robinson, Chargée de l’information pour CARE Japon qui a échangé avec les rescapés vivant dans ces centres d'évacuation.