21 juin 2011
© AP/ Stuart Price

Selon l’ONU, la lutte armée entre les forces du gouvernement et l’Armée Populaire de Libération du Soudan qui s’est déclarée le 6 juin dernier, a fait déjà plus de 174 000 déplacés. Une grande majorité de ces déplacés s’est rendue au Sud-Soudan.
La semaine dernière, des dizaines de milliers de familles ont fui dans la terreur, tandis que les frappes aériennes, les échanges de tirs et les incendies de maisons et d’autres bâtiments s’intensifiaient dans les Etats d’Abyei et du Kordofan-Sud, dans le nord du Soudan.

Crédit carte : http://www.tlfq.ulaval.ca/

CARE fournit une aide d’urgence à ces familles qui ont fui au Sud-Soudan en essayant désespérément d’échapper à la violence. CARE appelle également à la protection des civils, notamment des femmes et des filles qui sont particulièrement vulnérables : les femmes enceintes ou encore les jeunes mamans marchent des journées entières pour se mettre à l’abri et n’ont aucun accès à de l’eau potable, à de la nourriture, ou à des soins. Séparées de leurs communautés et familles d’origine, les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées aux risques de violences sexuelles ou physiques. CARE met à leur disposition, au centre de santé primaire de Panyang, près de la frontière avec le Kordofan Sud, des trousses de santé, telles que des kits d’accouchement ou des kits pour les nouveau-nés.

Pour aider à prévenir la propagation de maladies hydriques, telle que le choléra, CARE travaille avec des partenaires pour distribuer du savon et des jerrycans. CARE travaille également en coordination avec l’UNICEF pour distribuer d’autres fournitures, et prévoit d’intensifier ses actions dans les jours à venir.

Au Kordofan Sud, de nombreuses routes ont été bloquées, et les batailles incessantes ralentissent les opérations d’aide humanitaire pourtant urgentes. Des rapports indiquent que de nombreuses familles logent chez des familles hôtes dans les zones frontalières ou se cachent dans les montagnes de Nuba, sans aucun accès à de la nourriture ou à de l’eau potable.
CARE s’inquiète aussi des conséquences à moyen terme : si les familles ne peuvent pas rentrer chez elles dès maintenant pour semer de nouvelles cultures pour une récolte en octobre-novembre, une crise alimentaire très grave et s’inscrivant dans la durée pourrait voir le jour.

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 Crédit carte : http://www.tlfq.ulaval.ca/