22 juin 2011

Roumanie : les centres de récupération pour enfants handicapés.

© SERA / Doru Stefan

La création de centres de récupération pour enfants et jeunes handicapés est primordiale pour améliorer leurs conditions de vie et leur permettre de grandir dans leurs familles.

Dans ces centres, les enfants et jeunes handicapés peuvent venir pour des activités et soins de récupération physique, un suivi psychologique et orthophonique, et les familles y reçoivent le soutien nécessaire dans l’accompagnement de leur enfant handicapé. Ces services permettent aux familles, par ailleurs très démunies face au handicap, à sa prise en charge et à son coût économique (soins, limitation de l’activité professionnelle) d’éviter de placer leur enfant en institution, souvent la seule option envisagée jusqu’à présent.

Pour ces enfants, la diminution de l’impact de leur handicap dans la vie de tous les jours améliore leur autonomie et leur intégration sociale, scolaire et pour les plus âgés, professionnelle.

En plus il en résulte des bénéfices évidents pour les enfants et leurs familles comme pour les autorités locales : le coût par enfant est bien moindre que celui d’un placement en assistance maternelle ou en institution, 150 à 200€ par mois au lieu de trois ou quatre fois plus.


Hydrothérapie au centre de récupération de Hunedoara  © SERA / Doru Stefan

De plus, la plupart des centres de récupération accueillent pour des soins, autant les enfants qui sont toujours en famille, que les enfants handicapés des centres de placement. Cette mixité permet de sortir les enfants dits « abandonnés » de leur isolement physique et social et contribue à partiellement dissiper les importants préjugés dont ils sont victimes, tant en tant qu’enfants handicapés, qu’enfants institutionnalisés.

Depuis une douzaine d’années, CARE, via son partenaire en Roumanie SERA, a encouragé cette action de prévention et plusieurs centres ont été ouverts dans le pays. Le succès peut-être constaté à Focsani, Oradea, Hunedoara, Onesti, villes dans lesquelles des dizaines d’enfants échappent au placement en institution grâce à l’existence de ces centres.

Témoignages
« Vasile souffre d’une maladie génétique et il a fait de gros progrès depuis qu’il vient voir la kiné. Il adore les exercices où il est à plat ventre sur le ballon ! Maintenant c’est plus facile à la maison, et il se sent mieux à l’école et avec ses petits copains. Il est plus gai et a envie de faire plein de nouvelles choses. » Mme R, maman de Vasile.

« Ana est très consciencieuse dans ses exercices, elle gagne toutes les semaines en mobilité et en confiance. Sa famille était très angoissée et la surprotégeait, mais ils ont pu constater ses progrès et être rassurés. Ils la laissent maintenant aller à l’école toute seule et elle en est ravie. » Elena, kinésithérapeute.


Une salle d’activité du centre de récupération d’Oradea  © SERA / Doru Stefan