16 août 2011
© Kate Holt / CARE

Avec un nombre de réfugiés somaliens traversant la frontière qui augmente de jour en jour, CARE souhaite attirer l’attention sur la faiblesse de l’éducation primaire pour les enfants vivant dans les camps de réfugiés de Dadaab.

Une publication des Nations Unies le 8 août dernier fait état de 399 346 personnes enregistrées officiellement à Dadaab, un nombre qui, selon les estimations, continuera à croître. Parmi ces réfugiés, 114 000 sont des enfants âgés entre 5 et 13 ans, dont 38% seulement sont aujourd’hui inscrits à l’école.

CARE met en œuvre un programme d'éducation pour atteindre davantage d’enfants et promouvoir une éducation de qualité sur le long terme. Habituellement lors d’une urgence, les bailleurs concentrent leurs financements sur des interventions vitales comme l’eau, la nourriture et la construction d’abris, et ont tendance à laisser l’éducation de côté. « Aller à l’école est vital, en particulier pour les enfants de Dadaab. C’est un moyen efficace de rendre leur vie plus sûre », souligne Stephen Gwynne-Vaughan, Directeur Pays de CARE Kenya. « Si les enfants restent dans les camps sans rien faire, ils deviennent plus vulnérables aux violences, à la drogue et à d’autres menaces ». Non seulement les enfants apprennent à lire et écrire à l’école, mais ils peuvent également construire leur confiance en soi en apprenant à connaître leurs droits et les bonnes pratiques d’hygiène et en s’instruisant sur d’autres questions liées à la vie dans les camps.

Malgré la fermeture des écoles au mois d’août, CARE a mis en place un programme d’apprentissage accéléré pour les nouveaux arrivants, qui, pour beaucoup, ne sont jamais allés à l’école. 1 100 enfants ont été inscrits dès les 2 premiers jours du programme et rattrapent aujourd’hui leur retard, dans le but de participer aux cursus scolaires normaux dès la rentrée. Les écoles auront toutefois beaucoup de difficultés à fournir une éducation primaire de qualité à la reprise des cours, au vu du nombre toujours grandissant d’enfants. « Nous essayons d’accepter le plus d’enfants possible », explique Musa Dahir, Coordinateur Education de CARE à Dadaab, « mais la qualité des cours risque d’être compromise avec 100 élèves par classe ».

CARE gère actuellement 5 écoles dans le camp de Dagahaley, venant ainsi en aide à plus de 15 100 enfants. Les adultes issus de la population réfugiée sont formés en tant que professeurs et reçoivent du matériel pour enseigner. Bon nombre de ces enseignants vivent à Dadaab depuis qu’ils sont enfants, et ont eux-mêmes reçu leur éducation dans les camps avant de devenir éducateurs à leur tour.

Le plus grand camp de réfugiés du monde, à Dadaab, Kenya, existe depuis 1992 et fait actuellement face à des arrivées massives de personnes en raison de la sécheresse qui touche l’Afrique de l’Est. CARE est l’organisation principale de mise en œuvre à Dadaab, et est responsable de l’éducation primaire et de la distribution d’eau et de nourriture. CARE offre également une assistance et un soutien psychologique, principalement aux femmes et aux filles.

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