18 août 2011

Je suis à la fois réfugiée et travailleuse humanitaire !

CARE/Juliett Otieno

Au sein du camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, 1 600 réfugiés sont employés par CARE pour soutenir sa réponse à l’urgence.

Alors que le monde célèbre la journée mondiale de l’humanitaire ce 19 août, CARE tient à saluer le travail de tous ses salariés partout dans le monde. Beaucoup d’entre eux travaillent parfois dans des conditions difficiles pour venir en aide aux populations dans le besoin, comme c’est le cas aujourd’hui dans la Corne de l’Afrique.

A Dadaab au Kenya, dans le camp de réfugiés le plus grand au monde, la réponse de CARE à l’urgence est soutenue par de nombreux réfugiés qui pour la plupart, ont passé leur vie entière au camp.

Fatuma Adan Mohammed fait partie de ces 1 600 réfugiés travaillant pour CARE. Son travail consiste à apporter un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sur la route qui les a menées de la Somalie à Dadaab.
« Il y a 20 ans, alors que je n’avais que 3 ans, ma famille et moi avons dû quitter la Somalie pour fuir les combats et nous nous sommes réfugiés à Dadaab, au Kenya. J’ai donc 23 ans aujourd’hui et j’ai vécu la plus grande partie de ma vie au sein de ce camp comme réfugiée. Comme je ne suis pas originaire de ce pays, je ne possède pas de papier d’identité kenyan. Je ne peux donc pas sortir du camp » déclare Fatuma. « Cependant, j’ai bénéficié d’une éducation, je sais donc lire et écrire et maintenant j’utilise mes compétences pour aider les autres réfugiés. Je suis arrivée en tant que réfugiée, mais aujourd’hui je suis également travailleuse humanitaire !» déclame fièrement Fatuma.

« Sans l’aide de Fatuma et des autres, CARE ne serait pas capable de distribuer de la nourriture et de l’eau ou de contribuer à l’amélioration des conditions de vie du camp alors que le nombre de réfugiés ne cesse de croître. Ensemble, avec le personnel local de CARE et les réfugiés nous pouvons mener à bien notre travail » déclare Barbara Jackson, directrice des Affaires Humanitaires de CARE International.

Fatuma Adan Mohammed espère qu’un jour elle pourra partir du camp même si elle reste très attachée à son travail avec CARE : « En tant que travailleuse humanitaire, je vais continuer à faire mon possible pour aider les autres réfugiés. Ainsi, ils pourront se souvenir qu’ils ont reçu une aide quand ils en avaient besoin et qu’une fois passé les terribles épreuves qu’ils ont dû traverser pour arriver à Dadaab, qu’ils réalisent que la gentillesse et la bonté existent. »