05 septembre 2011
Niki Clark / CARE

Alors que la sécheresse et la famine sévissent toujours, CARE a étendu sa réponse d’aide d’urgence au Kenya, en Ethiopie et en Somalie et vient en aide aujourd’hui à plus de 2 millions de personnes. Mais ce sont plus de 12 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance d’urgence en nourriture, eau, aide médicale, abri et moyens de subsistance.

Des réfugiés somaliens continuent d’affluer dans les pays voisins et plus de 1 300 d’entre eux arrivent chaque jour à Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au Kenya. Alors que le camp a été initialement prévu pour accueillir 90 000 personnes, ce sont plus de 415 000 réfugiés qui y sont aujourd’hui recensés.

Plus que jamais CARE agit :
- CARE apporte une aide alimentaire (distribution de panier alimentaire) et un accès à l’eau potable (point de ravitaillement, traitement de l’eau, formation aux bonnes pratiques d’hygiène).
- CARE met en œuvre des programmes d’éducation afin que les enfants puissent de nouveau, ou pour la première fois de leur existence, être scolarisés.
- CARE fournit également un soutien et une aide psychologique aux victimes de violences sexuelles.

> Pour en savoir plus sur les interventions de CARE dans la Corne de l’Afrique

La prévention: la meilleure des réponses

L’aide humanitaire, certes indispensable, n’est qu’une partie de la solution. L’une des plus hautes priorités de CARE sur le long terme est d’aider les communautés à être moins vulnérables aux sécheresses inévitables à venir et à s’adapter au changement climatique. Cette stratégie porte ses fruits : la crise actuelle a fait moins de victimes que les sécheresses ayant touché la région précédemment - en partie grâce au travail des gouvernements locaux et des organisations humanitaires internationales qui augmentent la capacité des communautés locales à faire face aux crises récurrentes.

CARE et d’autres organisations ont développé des mécanismes d’alerte précoce efficaces contre les sécheresses et les catastrophes dans la Corne de l’Afrique. Mais cela n’est pas suffisant : le soutien des bailleurs est indispensable pour permettre une réponse adaptée avant qu’une situation ne se transforme en crise et ne coûte de nombreuses vies. En outre, la mise en place de mesures préventives simples coûte bien moins cher : Lors de la crise alimentaire au Niger en 2005, par exemple, sauver la vie d’un enfant malnutri coûtait 80$ – alors qu’un soutien nutritionnel préventif n’aurait coûté qu’1$ par jour environ, si la communauté internationale avait répondu plus tôt.*

* Déclaration de Jan Egeland, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU pendant la crise alimentaire au Niger en 2005