14 octobre 2011

Dadaab : Les réfugiés s’entraident pour faire face aux traumatismes et aux agressions.

© Kate Holt / CARE

Après avoir fui la sécheresse et la famine, les réfugiés de Somalie peuvent désormais compter sur le soutien de personnes familières: des réfugiés comme eux, qui ont été formés pour aider les victimes ayant subi traumatismes, pertes, ou agressions sexuelles. Ils font partie d’un programme unique de CARE axé sur le renforcement des mécanismes de subsistance communautaires.

Dans le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, CARE emploie une équipe de 18 travailleurs sociaux et para-conseillers recrutés parmi les réfugiés et qui ont suivi une formation complète en conseil et développement communautaire. Ils parlent la langue et partagent la culture de leurs co-réfugiés, et sont en mesure de comprendre mieux que n’importe quel étranger les terribles épreuves que les réfugiés ont traversées, telles que: les agressions sexuelles, la mort de membres de leurs familles, la perte de leurs foyers ainsi que de leurs moyens de subsistance.

L’équipe de CARE s’assure tout d’abord que les plus vulnérables sont en sécurité, et distribue immédiatement de la nourriture, des produits de première nécessité... Les victimes d’agressions ou d’autres types de traumatismes sont rapidement recensées et ont accès à différents types de soins. Les femmes exposées au risque de violences domestiques peuvent trouver refuge dans des centres d’accueil tenus par des réfugiés. CARE s’efforce de soutenir les solutions communautaires et de permettre aux réfugiés de s’entraider.

"Quand les populations ont été arrachées à leurs communautés et leurs réseaux de soutien, le risque de violence, d’agression sexuelle et de violence domestique s’accroît” selon Jasveen Ahluwalia, le conseiller pour l’égalité des sexes en situation d’urgence de CARE. "Notre priorité est d’empêcher d’autres incidents violents. La meilleure manière d’y parvenir et de promouvoir la cohésion communautaire et le soutien mutuel". L’une des mesures que CARE et ses partenaires ont prises est de faciliter l’établissement des nouveaux arrivants en groupes lorsque ceux-ci étaient précédemment voisins, plutôt que de les installer à côté d’inconnus.

Les réfugiés ayant besoin d’un soutien psychologique peuvent consulter les conseillers formés par CARE, qui mettent un point d’honneur à protéger l’intimité des victimes de violences sexuelles.“Tous nos services s’inscrivent dans la cadre d’un programme plus large élaboré par CARE, visant à promouvoir le travail de développement communautaire, les moyens de subsistance, les activités de la jeunesse, le sport et la prévention contre le VIH” dit Jasveen.

Au cours des trois derniers mois, presque 4,700 réfugiés ont sollicité CARE à la recherche de conseils et de soutien. “Si nous obtenons les fonds nécessaires, nous pourrons recruter et former davantage de travailleurs sociaux, en particulier des femmes" dit Jasveen.

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Contacts:
Paris : Charlyne Liquito, chargée de communication, +33 1 53 19 87 61 / liquito@carefrance.org 
Nairobi: Rick Perera, responsable communication, CARE International, +1 404 457 4649 / rperera@care.org
Dadaab: Niki Clark, chargée des relations médias, +254 (0)705 266 260 / +1 202 604 4062 / nclark@care.org