01 décembre 2011

Journée mondiale de lutte contre le Sida : CARE se mobilise auprès des groupes les plus marginalisés au Cameroun

© CARE Centre de santé communautaire

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, CARE tient à rappeler ses actions menées au Cameroun qui ciblent les populations les plus durement touchées par la pandémie et trop souvent exclues des programmes de prévention.

Avec un pourcentage de personnes contaminées par le VIH de 5,1% au sein de la population des 15 à 49 ans, le Cameroun figure parmi les 3 pays les plus affectés de l’Afrique centrale. En 2010, le pays compte, selon les estimations, près de 550 000 personnes séropositives et 164 000 patients ayant besoin de soins par antirétroviraux (ARV).

Des études révèlent une concentration de l’épidémie dans certains groupes démographiques, au sein desquels, le pourcentage atteint jusqu’à 26 % ; chez les professionnels du sexe par exemple[1].

C’est pourquoi, CARE a décidé d’orienter son intervention en faveur de ces groupes[2], souvent marginalisés et stigmatisés, parmi lesquels on recense les prostituées, les camionneurs, les militaires et les homosexuels identifiés.

Ainsi dans les villes de Yaoundé, Douala, Bamenda, Bertoua, Kribi, CARE développe des programmes de prévention adaptés. En appui aux associations locales, CARE met en place des lieux d’accueil faciles d’accès pour sensibiliser les plus vulnérables aux modes et aux risques de transmission, leur donner les moyens de se protéger efficacement et de trouver une écoute et un conseil de qualité. CARE appuie aussi l’amélioration des services de santé existants pour la prise en charge des personnes séropositives en collaboration avec les équipes médicales et apporte aux malades les plus vulnérables des appuis nutritionnels, le paiement de leurs frais annexes au traitement[3],  etc. pour qu’ils parviennent à continuer leur suivi médical et à avoir une meilleure qualité de vie.

> En savoir plus sur les interventions de CARE au Cameroun sur la problématique VIH

[1] Rapport de 2004 du comité national de lutte contre le sida et du ministère de la santé publique

[2] Ces interventions sont soutenues par les bailleurs suivants : USAID, Mairie de Paris

[3] Les antirétroviraux (ARV) sont gratuits mais des frais résiduels existent pour le traitement des maladies opportunistes, les examens, les frais de transport pour les malades éloignées des centres de santé etc. qui sont une cause majeure d’abandon du traitement pour les plus pauvres